Un garçon de 11 ans a été fauché mortellement par une voiture samedi soir à La Ciotat, alors qu'une marche était organisée dimanche à Paris à la mémoire d'une mère et de sa fille, du même âge, tuées il y une semaine lors d'un week-end déjà sanglant pour les piétons.
Un garçon de 11 ans a été fauché mortellement par une voiture samedi soir à La Ciotat, alors qu'une marche était organisée dimanche à Paris à la mémoire d'une mère et de sa fille, du même âge, tuées il y une semaine lors d'un week-end déjà sanglant pour les piétons. - Bertrand Langlois afp.com

© 2012 AFP

Un garçon de 11 ans a été fauché mortellement par une voiture samedi soir à La Ciotat. L'enfant marchait vers 23H00 sur un trottoir du centre-ville de cette commune littorale des Bouches-du-Rhône, à une dizaine de mètres devant ses parents, quand il a été fauché par une BMW, décédant sous leurs yeux. Le conducteur d'origine bosniaque, âgé de 33 ans et en état d'ivresse venait de remonter dans sa voiture après avoir acheté des packs de bière dans une épicerie de nuit quand il a perdu le contrôle de son véhicule.

«Il a d'abord percuté le trottoir opposé à l'enfant et avec le choc, la voiture a été projetée sur lui», a précisé Franck Abadie, chef du service d'ordre public au sein de la Direction départementale de la Sécurité publique des Bouches-du-Rhône. Cet homme, qui circulait avec d'autres personnes, dont son fils de 10 ans assis à l'arrière, a été placé en garde à vue au commissariat de La Ciotat et devait être présenté lundi au parquet de Marseille. Son alcoolémie a été mesurée par éthylotest à 0,59 mg par litre d'air expiré, soit plus du double de la limite légale (0,25 mg), selon une source proche de l'enquête. Les parents, des habitants de La Ciotat comme le chauffard, ont été pris en charge par le SAMU, en état de choc, et hospitalisés dans la nuit. Ce sont les policiers qui ont annoncé le décès au frère de la victime, âgé de 15 ans, qui attendait leur retour à leur domicile.

Série noire

Ce drame intervient une semaine après un week-end déjà sanglant pour les piétons, au cours duquel deux femmes et une fillette avaient été tuées à Paris par des chauffards roulant sans permis, tandis qu'un père et son fils étaient grièvement blessés en Charente-Maritime par un homme circulant ivre. Et dimanche après-midi, dans le XIXe arrondissement de Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur les lieux où une mère et sa fille de 11 ans avaient été mortellement percutées une semaine plus tôt. Les participants, appartenant pour beaucoup à la communauté chinoise comme les victimes, s'étaient réunis pour un dernier hommage à l'appel du mari, une banderole portant leurs portraits ayant été tendue sur la façade d'un immeuble.

Après les drames du week-end dernier, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait appelé «sanctionner» les comportements irresponsables au volant. «On ne relâchera pas la pression sur ceux qui violent le code de la route et qui ont ces comportements de chauffards qui mènent à ce type de drames», avait-il déclaré, en appelant à «multiplier les contrôles». Les trois chauffards mis en cause dans les accidents de la semaine dernière ont été mis en examen et deux d'entre eux placés en détention provisoire. A Marseille début juillet, le conducteur d'une moto qui avait fauché mortellement une femme enceinte de huit mois et son fils de deux ans en juin 2009, aux abords d'une plage dans le nord de la ville, a écopé de deux ans de prison ferme.