Tenue blanche et foulard rouge de rigueur. Quelque 300.000 personnes sont attendues ce mercredi soir pour l’ouverture des fêtes de Bayonne, qui fêtent cette année leur 80e anniversaire. Les festayres ont jusqu’à dimanche pour célébrer la culture basque, mais surtout pour faire la fête, avec les risques de dérapages que ce type d’événement implique.
Les fêtes de Bayonne ont été créées en 1932 par des rugbymen de l’Aviron bayonnais désireux de transposer dans leur ville l’esprit des fêtes de Pampelune. Depuis, hormis pendant la guerre entre 1940 et 1944, la ville bat pendant cinq jours au rythme des bandas, des courses de vachettes ou des corridas, des balles de pelote ou des processions de chars.
Pour la version 2012, les organisateurs ont fait le pari de fêtes propres en multipliant les poubelles, conteneurs et autres WC publics dans le centre-ville. Car au petit matin, Bayonne version festive a souvent des airs de champ de bataille, et pas seulement en raison des déchets, mais aussi au sens propre. L’édition 2011 a en effet vu les plaintes, pourtant initialement en baisse, atteindre le nombre de 273.