La CPAM du Bas-Rhin traite chaque jour 100 000 feuilles de soins et gère 2 500 arrêts maladie.
La CPAM du Bas-Rhin traite chaque jour 100 000 feuilles de soins et gère 2 500 arrêts maladie. - G. Varela / 20 Minutes

© 2012 AFP

Frédéric Van Roekeghem, le directeur de l'assurance maladie, a prévenu ce mercredi qu'«un effort» de modération tarifaire serait demandé aux médecins du secteur 2, alors que s'ouvre la négociation sur les dépassements d'honoraires. «La priorité aujourd'hui est d'abord d'améliorer la situation des assurés et non d'améliorer le revenu des médecins. En ces temps de difficultés financières, nous allons demander un effort aux médecins du secteur 2» qui facturent à leurs patients des honoraires supérieurs au tarif remboursé par la Sécurité sociale, a expliqué Frédéric Van Roekeghem dans un entretien à Libération.

La première entrevue, ce mercredi, sera «une réunion de méthode», a-t-il dit, en précisant que la négociation reprendrait fin août avec l'objectif «d'avoir finalisé un accord à la mi-octobre». Selon le directeur de l'assurance maladie, «les syndicats de médecins le savent, ils jouent gros sur cette affaire».

«Les abus sont notoires»

Frédéric Van Roekeghem a indiqué avoir «quatre axes» pour cette négociation. D'abord, il faut pouvoir sanctionner «les dépassements abusifs sans passer par une procédure ordinale». Ensuite, il a évoqué «un nouveau contrat d'accès aux soins aux médecins qui s'engagent à limiter leurs dépassements», «un engagement individuel de modération pour l'ensemble des médecins de secteur 2» et la nécessité «de favoriser l'accès aux soins, aux tarifs opposables, dans les endroits où il est en difficulté».

«Les abus sont notoires (...) Ce que je crois, c'est qu'il est difficile qu'une profession s'arbitre elle-même», observe le directeur de l'assurance maladie. Selon lui, «plus de 90% des médecins généralistes sont en secteur 1 (sans dépassement par rapport au tarif de la Sécurité sociale) et près de 60% des médecins spécialistes». Pour autant, «le nombre de médecins spécialistes en secteur 2 s'accroît», relève-t-il.