Incendie en Catalogne: «Bloqués par les flammes, nous avons passé une nuit dans le gymnase de Port-Vendres»

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Publié le 25 juillet 2012.

TÉMOIGNAGE - Alexis, internaute de «20Minutes», est parti de Nantes dimanche matin pour rejoindre la Catalogne, pour 13 jours de vacances. Sur sa route, il a croisé l'incendie qui dévore la frontière franco-espagnole depuis plusieurs jours. Il nous raconte...

Résorbé côté français, l’incendie dévastateur déclaré samedi 22 juillet, a déjà fait quatre victimes et de multiples dégâts matériels. En plein chassé-croisé de vacanciers, les flammes ont aussi causé la fermeture de nombreuses routes. Forçant à l’arrêt de nombreuses familles. Comme celle d’Alexis, 21 ans, internaute de 20 Minutes. Il nous raconte ses 24 heures entre Nantes et la Catalogne.

«8h30 – Dimanche 22 juillet, nous partons de Nantes avec ma mère. Pour rejoindre mon frère qui habite avec sa femme et ses deux enfants, un petit village catalan nommé Sant Jaume dels Domenys, entre Barcelone et Tarragone. Bien avant Perpignan, sur l’autoroute, nous voyons un énorme nuage... Cela ne ressemblait pas encore à un feu: fumée très blanche, on ne voit ni avions ni bouchons.

16h30 - Nous apprenons que l’autoroute A9 est bloquée. Aucune déviation possible, si ce n'est prendre la sortie n°41 ou 42, avant la 43. Nombre de gens bloqués ont déjà emprunté les deux premières. Il n'y a plus de sortie possible si ce n'est rejoindre la n°43. La radio nous dit de ne pas partir de chez nous ou de faire demi-tour. Le problème étant que, lorsqu'on écoute la radio Trafic info, en général, c'est qu'on est déjà dans les bouchons.

20h13 - Nous quittons l'autoroute à la sortie n°43 «Le Boulou». Trois personnes de la sécurité civile distribuent des bouteilles d’eau au péage.

21h12 - Nous avons rejoint la ville de Collioure. Nous décidons de nous accorder une pause sur la côte. Cela fait cinq heures que nous roulons. Je décide d'aller sur Port-Vendres en longeant la côte. Une fois sur place, il est difficile de se repérer et de décider par où il faut aller. Nous nous garons sur le parking de la chambre de commerce et d’industrie de Port-Vendres. Mon téléphone fait GPS mais n’a malheureusement plus de batterie, je démarre mon ordinateur afin de recharger mon téléphone. Une employée de la mairie passe devant le parking avec son mari et voit l'ordinateur. Elle s’arrête et décide d'appeler le maire afin d'ouvrir le gymnase (après avoir reçu plusieurs appels de la mairie de la part de «naufragés de la route», comme elle les appelait). Nous sommes une cinquantaine dans le gymnase. Les lits, peu confortables, sentent mauvais. On s'y fait. Une des employées de mairie, voyant que l'on ne dort pas, vient nous dire qu'une route a été dégagée par les pompiers.

2h30 - Ne dormant toujours pas, nous décidons de repartir. Nous empruntons une route de montagne bourrée de cols, entre Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer, pour rejoindre Portbou puis Colera afin d'aller à Figueras. Il y a beaucoup de monde dans les deux sens. Arrivés vers Figueras en direction de Barcelone, nous voyons des incendies éclairés par les flammes. Sur la route, tombent des cendres et une importante odeur de brûlé remplit la voiture, nous obligeant à couper la ventilation. Une fois Barcelone passée, plus rien.

6h50 - Nous arrivons à destination. Découragés par le manque d’information sur l’autoroute, rassurés par le soutien des pompiers (présents dans tous les petits villages, en veille). »

Témoignage édité par Christine Laemmel
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