Des mots de soutien ont été placardés sur le commerce du bijoutier parisien qui a tué jeudi un homme ayant entrepris de braquer son commerce, a constaté dimanche un journaliste de l'AFP.
Des mots de soutien ont été placardés sur le commerce du bijoutier parisien qui a tué jeudi un homme ayant entrepris de braquer son commerce, a constaté dimanche un journaliste de l'AFP. - Pierre Verdy afp.com

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Des mots de soutien ont été placardés sur le commerce du bijoutier parisien qui a tué jeudi un homme ayant entrepris de braquer son commerce, a constaté ce dimanche un journaliste de l'AFP. «On aurait tous fait comme vous», «Merci. Ras le bol de la racaille», «Bravo pour votre courage», «Ce que vous avez fait est juste et courageux», pouvait-on notamment lire sur les placards collés sur le volet en fer du commerce, boulevard de la Motte-Piquet dans le cossu 7e arrondissement parisien. Un appel à signer une pétition de soutien a également été affiché.

Agé d'une soixantaine d'années, le bijoutier a été mis en examen samedi pour homicide volontaire, qualification qu'il conteste expliquant que s'il avait voulu «repousser l'agresseur», il n'avait pas eu d'«intention d'homidice», selon son avocat Laurent-Franck Liénard. Agé de 52 ans, le braqueur n'avait jamais été condamné, selon une source judiciaire.

La légitime défense «ne fait pas de doute»

Selon les premiers éléments de l'enquête, il a été touché de deux balles, à l'épaule et à la hanche. Il n'a lui-même pas fait feu, selon une source judiciaire. Les policiers ont retrouvé cinq douilles, selon cette source. Laissé libre sous contrôle judiciaire, le bijoutier disposait d'un permis de détention d'arme et gardait son arme dans son coffre-fort.

Son avocat a dit sa volonté de démontrer qu'il «ne fait pas de doute» que son client était en état de légitime défense: «Il a des traces partout, il a été vu par un médecin, il a des traces de coups sur le corps. La confrontation a vraiment été très violente», a argumenté Laurent-Franck Liénard. Selon l'article 122-5 du code pénal, la légitime défense, excluant une responsabilité pénale, est retenue «sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte».