Des avions stationnent à l'aéroport Charles-de-Gaulle de Roissy, près de Paris, le 21 juin 2012.
Des avions stationnent à l'aéroport Charles-de-Gaulle de Roissy, près de Paris, le 21 juin 2012. - Christophe Ena/AP/SIPA

Avec Reuters

Le week-end de chassé-croisé s'annonce perturbé dans les aéroports français à cause d'un préavis de grève de quatre jours déposé par plusieurs organisations syndicales entre vendredi à 00h01 et lundi soir à minuit.

A l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, 24 vols (14 au départ et 10 à l'arrivée pour Clermont-Ferrand, Lorient, Venise, Biarritz, Milan, Bologne, Metz, Bruxelles) sont d'ores et déjà annoncés annulés pour vendredi. Des retards sont également à prévoir sur les autres vols.

Unis contre le syndicat des pilotes

Les salariés des filiales du Groupe Air France, qui regroupe Brit'Air, Régional et Airlinair, ont engagé ce mouvement pour protester «contre les agissements du SNPL Air-France, le syndicat des pilotes, qui a décidé d'empêcher le groupe de se doter d'un projet industriel viable», indique Jean-François Blouzard, président du Spac de Régional. «Limitations sur le nombre et les types d'avions, restriction de l'activité... le projet d'accord cadre en préparation à Air France impactera directement la pérennité des emplois et les conditions de travail au sein des filiales du groupe», estime le représentant syndical qui demande la renégociation immédiate de l'accord. Régional emploie à elle seule 1.800 salariés.

Air France a annoncé le 10 juillet la finalisation de son plan de restructuration Transform 2015 auprès de ses personnels au sol qui représentent la grande majorité des effectifs. L'accord, destiné à permettre au groupe Air France-KLM, qui comprend également la compagnie aérienne néerlandaise KLM, d'économiser deux milliards d'euros d'ici à 2015, doit encore être approuvé par les adhérents des personnels navigants commerciaux et techniques (PNC et PNT).