SNCF: Suicide d'un agent sur son lieu de travail près de Rouen

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Publié le 19 juillet 2012.

FAIT-DIVERS - L'homme aurait laissé une lettre d'explication mettant en cause ses conditions de travail...

Un agent de la SNCF travaillant dans un service dont les activités venaient d'être confiées à des entreprises privées s'est suicidé sur son lieu de travail à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), a-t-on appris jeudi auprès de Sud-rail.

Selon ce syndicat, son corps a été découvert par un de ses collègues, mardi matin, pendu dans les locaux du service qui s'occupait de la maintenance et de la réparation des chaudières des bâtiments de la SNCF. L'agent, âgé de 53 ans, se serait donné la mort dans la soirée de lundi.

Une lettre d'explication entre les mains de la police

Selon Sud-rail, il a laissé une lettre expliquant son geste et qui se trouve, depuis les faits, entre les mains de la police chargée de l'enquête. «A priori, il ferait référence dans ce courrier aux problèmes rencontrés au travail avec la fermeture de son service», a affirmé Cyrille Baglan, l'un des responsables de Sud-rail en Normandie.

Ce syndicat assure que 22 salariés de la SNCF ont mis fin à leurs jours sur leur lieu de travail, en France, entre janvier 2007 et avril 2012. «Il est établi de façon certaine que ce n'est jamais par hasard que l'on se suicide dans son entreprise même si, on le sait, c'est toujours un faisceau de causes qui y conduit», a ajouté Cyrille Baglan.

Lancement d'une enquête interne collective

De son côté, la direction régionale de Normandie de la SNCF a indiqué «s'associer à la douleur de la famille» et avoir «mis tout en oeuvre pour l'aider et lui apporter un soutien matériel et psychologique». Une prise en charge psychologique des collègues de la victime a également été organisée dans les heures qui ont suivi la découverte du corps.

Jocelyne Kriner, directrice régionale adjointe, a précisé qu'une enquête interne collective avait été lancée, à la suite de cet «évènement dramatique», sous l'égide du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). «L'objectif est de comprendre les raisons multiples qui ont conduit l'agent à commettre ce geste», a-t-elle indiqué. Elle a précisé que la direction se refusait à faire d'autres commentaires tant que les enquêtes du CHSCT et de la police n'étaient pas terminées.

Avec AFP
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