PIP: 500 nouvelles plaintes déposées, ainsi qu'un recours contre l'organisme qui certifiait les prothèses

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Publié le 12 juillet 2012.

JUSTICE - Au total, plus de 5.000 plaintes ont ainsi été déposées en France après le scandale des implants mammaires non conformes de la société Poly Implant Prothèse (PIP)...

Cinq cents nouvelles plaintes ont été déposées à Marseille dans le cadre du volet «tromperie aggravée» de l'information judiciaire ouverte après le scandale des implants mammaires non conformes de la société Poly Implant Prothèse (PIP), a-t-on appris auprès de l'avocat des victimes, Me Philippe Courtois.

>> Prothèses mammaires PIP: Quels sont les risques réels? Pour tout savoir, cliquez ici.

Ces plaintes, récoltées depuis le mois de mars et déposées ce jeudi au tribunal de grande instance de Marseille, concernent toutes des cas de ruptures avérées de prothèses. «Nous avons une centaine de nouvelles plaintes par mois, nous nous sommes organisés avec le parquet de Marseille pour les déposer par paquets afin de gagner du temps», a dit à Reuters Me Philippe Courtois, avocat de l'association de défense des porteuses de prothèses de la marque PIP. Ces nouvelles plaintes portent à plus de 5.000 le nombre total de plaintes déposées en France.

Recours au civil

De plus, un recours au civil visant la société allemande Tüv Rheinland, qui était chargée de certifier les prothèses, va être examiné le 25 juillet prochain par le tribunal de commerce de Toulon, révèle Le Parisien ce jeudi matin.

L’avocat marseillais Laurent Gaudon, qui défend des porteuses de prothèses PIP françaises et étrangères, demande «l’indemnisation par Tüv Rheinland de toutes les victimes présumées» du fait de défaillances de la part de la société de certification -«absence de contrôle inopiné au sein de la société PIP, inexistence de tests sur les prothèses, manque de curiosité à l’égard du seul fournisseur de gel homologué, la société Nusil, alors qu’aucune commande n’avait été passée entre 2003 et 2005, aucun contrôle de compétence sur le personnel de PIP».

Le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, a été mis en examen et placé en détention début juillet pour abus de biens sociaux, blanchiment et blanchiment de fraude fiscale. Il avait déjà été mis en examen le 27 janvier dernier pour blessures involontaires après avoir admis avoir utilisé un gel non conforme pour la fabrication de ses prothèses, tout en récusant une dangerosité supérieure aux autres prothèses.

Bérénice Dubuc avec Reuters
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