L'homme grièvement blessé par balles lundi vers 17H00 dans le centre-ville d'Ajaccio est Yves Manunta, ancien nationaliste et dirigeant d'entreprise déjà victime de deux précédentes tentatives d'assassinat, dont une en novembre, a confirmé à l'AFP une source proche de l'enquête.
L'homme grièvement blessé par balles lundi vers 17H00 dans le centre-ville d'Ajaccio est Yves Manunta, ancien nationaliste et dirigeant d'entreprise déjà victime de deux précédentes tentatives d'assassinat, dont une en novembre, a confirmé à l'AFP une source proche de l'enquête. - Pierre Benedetti afp.com

M.Gr. avec AFP

L'homme grièvement blessé par balles, ce lundi vers 17h dans le centre-ville d'Ajaccio, est mort des suites de ses blessures. Yves Manunta, ancien nationaliste et dirigeant d'entreprise avait déjà été victime de deux précédentes tentatives d'assassinat, dont une en novembre, a confirmé à l'AFP une source proche de l'enquête.

Yves Manunta, 50 ans, venait de s'arrêter en scooter et d'enlever son casque, quand ses agresseurs sont arrivés en voiture et ont tiré une dizaine de coups de feu sur lui, a constaté un correspondant de l'AFP. Les secours ont pratiqué un massage cardiaque sur le blessé, dont l'identité n'a pas été donnée dans un premier temps, avant de le transporter à l'hôpital. Non loin des lieux, les agresseurs ont brûlé la voiture avec laquelle ils avaient commis leur forfait, a-t-on également constaté sur place.

Déjà pris pour cible

En novembre, alors qu'il circulait en voiture en famille, Yves Manunta avait déjà été victime d'une fusillade, blessé à un pied, tandis que sa femme était atteinte à une jambe et sa fille de dix ans à un bras. Ancien militant nationaliste, membre de l'Alliance nationale corse (ANC), Yves Manunta avait déjà été pris pour cible dans le passé, par des militants de la Cuncolta en 1996.

Dans les années 2000, Yves Manunta avait fondé une société de sécurité, la SMS, en compagnie d'Antoine Nivaggioni, abattu en octobre 2010 à Ajaccio. Les deux hommes étaient entrés en conflit en 2004 et avaient rompu leurs relations en 2005, Yves Manunta créant une société concurrente.

Mis en examen dans l'affaire de la SMS, soupçonnée de fraude aux marchés publics, il avait été relaxé en mars 2011.