Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, et la ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, à La Sorbonne, à Paris, le 5 juillet 2012.
Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, et la ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, à La Sorbonne, à Paris, le 5 juillet 2012. - MARTIN BUREAU / AFP

Delphine Bancaud

Miser sur le dialogue social pour imprimer sa patte. Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, a lancé ce jeudi à la Sorbonne la concertation sur la «refondation l'école» promise pendant la campagne présidentielle. Elle doit aboutir à un projet de loi à l’automne. «La démarche que nous entamons aujourd’hui est inédite», a déclaré le ministre en préambule.

Plus de 400 participants

C’est plus de 400 personnes qui participeront à cette concertation: des syndicalistes, des représentants de parents d’élèves, des associations, des membres de la société civile ainsi que 22 ministres. Un comité de pilotage indépendant animera quatre groupes de travail, qui plancheront sur des thématiques aussi différentes que la réussite scolaire, la rénovation du collège, les rythmes scolaires, la formation des enseignants…

Celui-ci sera orchestré par Nathalie Mons, spécialiste des politiques publiques d'éducation, Christian Forestier, ancien recteur, Marie-Françoise Colombani, éditorialiste au magazine Elle, et François Bonneau, vice-président délégué de l'Association des régions de France (ARF), où il préside la commission éducation. Les travaux des groupes de travail donneront lieu à un rapport qui sera rendu au ministre début octobre.

«La première priorité du quinquennat»

«Nous sommes plus intelligents à plusieurs», a insisté Vincent Peillon, avant de passer la parole au premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Celui-ci a rappelé que l’éducation était «la première priorité du quinquennat» et que le gouvernement s’était fixé des objectifs forts pour «redresser l’école».

Un effort conséquent sera notamment effectué pour réduire le nombre de jeunes quittant le système scolaire sans diplôme (ils sont 140.000 aujourd’hui par an, selon le ministre), augmenter le nombre d’étudiants décrochant une licence (ils sont 27 % d’une classe d’Age aujourd’hui), diminuer le nombre d’élèves ne sachant pas bien lire, ni compter à la fin du primaire (ils sont 40% aujourd’hui).

«Je crois à la force de la mobilisation collective», a insisté le Premier ministre, qui a rappelé son souhait d’agir vite. Car refonder l’école en un quinquennat s’annonce comme un défi.