La justice estime que la Messagère de la Vierge est de bonne foi

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Publié le 5 juillet 2012.

NANTES - Poursuivie pour «recel de bien obtenu à l'aide d'un abus de confiance», Marie-Pierre L. a été relaxée...

Une «victoire pour la liberté de conscience et de religion». L’avocat de Marie-Pierre L. a salué ce jeudi la relaxe de sa cliente, qui était poursuivie devant le tribunal correctionnel de Nantes pour «recel de bien obtenu à l’aide d’un abus de confiance». Cette femme de 46 ans s’était fait connaître en rassemblant des centaines de catholiques, chaque mois, dans un hangar de Vallet (Loire-Atlantique), lors de «Cénacles des Messagers de l’amour» où elle entrait en transe. «Ce n’est pas des transes, ce sont juste des chapelets médités, des extases», avait corrigé l’intéressée lors de son procès, le 7 juin.

Une extension de maison pour accueillir les nécessiteux

La gendarmerie lui reprochait en effet d’avoir fait financer l’extension de sa maison avec l’argent de l’association qui vendait les CD où étaient enregistrées ses paroles. Problème: l’association ne s’en est jamais plainte. Et pour cause: son président, également jugé à ses côtés pour «abus de confiance», avait affirmé à l’audience qu’il s’agissait d’un «prêt».

Seul hic, aux yeux du parquet: la maison -destinée au départ à «héberger des gens dans le besoin»- est aujourd’hui en location. Et le «prêt» n’a toujours pas été remboursé. Quatre mois de prison avec sursis avaient donc été requis à l’encontre de la messagère divine.

Pas de «caractère surnaturel»

Reste que, pour le tribunal, «les faits ne sont pas suffisamment caractérisés» pour justifier d’une condamnation pénale. «Ces poursuites visaient simplement à salir l’image des Cénacles, afin de les rendre définitivement inopérants sur Vallet», est convaincu l’avocat de Marie-Pierre. Le but a déjà été atteint: les «Cénacles» sont en sommeil.

Deux enquêtes canoniques de l’Eglise catholique avaient également conclu en 2010 à l’absence de «caractère surnaturel» dans les «extases» de Marie-Pierre. Lors de la publication de leurs conclusions, le vicaire général du diocèse de Nantes l’avait toutefois jugée «de bonne foi».

 

 

Guillaume Frouin, à Nantes
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