Le ministre de l'Education Vincent Peillon lance jeudi à la Sorbonne la concertation sur la "réfondation l'école" promise pendant la campagne présidentielle, et qui doit aboutir à un projet de loi à l'automne.
Le ministre de l'Education Vincent Peillon lance jeudi à la Sorbonne la concertation sur la "réfondation l'école" promise pendant la campagne présidentielle, et qui doit aboutir à un projet de loi à l'automne. - Bertrand Guay afp.com

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Le ministre de l'Education Vincent Peillon lance ce jeudi à la Sorbonne la concertation sur la «réfondation l'école» promise pendant la campagne présidentielle, et qui doit aboutir à un projet de loi à l'automne.

Jean-Marc Ayrault avait annoncé mardi dans sa déclaration de politique générale devant les députés qu'il ouvrirait ce jeudi une consultation sur «la refondation de l'école». «Le président de la République a fait de la jeunesse et de l'éducation la priorité de son quinquennat. C'est donc en pensant à l'avenir de la jeunesse que je conduirai l'action de mon gouvernement», avait indiqué.

«L'école est au coeur de la promesse républicaine»

«L'école est au coeur de la promesse républicaine: c'est l'école qui fait naître parmi les jeunes générations un profond sentiment d'attachement à nos valeurs fondamentales, à la laïcité, au civisme et au respect des autres; c'est l'école qui permet la promotion sociale, la construction et l'affirmation d'une citoyenneté libre, fondée sur des droits et des devoirs», a dit Jean-Marc Ayrault. «Mais le constat est sans appel. Notre système éducatif ne produit ses effets que pour 80% des jeunes et n'est pas adapté pour les 20% restant. L'échec scolaire est encore massif, les inégalités sociales et territoriales minent le contrat entre la nation et son école», a ajouté le chef du gouvernement.

«Nous devons concentrer notre attention et nos efforts sur l'enseignement primaire et les premiers cycles de l'enseignement supérieur, qui forment les maillons faibles de notre système. C'est dans les premières années que se construit la réussite des élèves», a-t-il encore dit. «L'objectif est de faire reculer massivement, au cours de la mandature, le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans aucune qualification», a promis Jean-Marc Ayrault. «Pour servir cette ambition, je vous propose un nouveau contrat éducatif», a-t-il dit, en rappelant le recrutement «dans l'urgence» de 1.000 postes d'enseignants dans le primaire «pour faire face aux situations les plus tendues» dès la rentrée 2012.

«Nous donnerons un nouvel élan à l'éducation prioritaire»

Il a également cité la création de 60.000 postes sur l'ensemble du quinquennat, promesse emblématique de François Hollande, et annoncé «le recrutement de 1.500 auxiliaires de vie scolaire individuels» (AVSI) dès la rentrée 2012 pour prendre en charge les élèves handicapés. C'était une demande des syndicats d'enseignants et des parents d'élèves.

Parmi les chantiers d'«une large concertation» qui aura lieu cet été, en vue d'une loi d'orientation et de programmation à l'automne, Jean-Marc Ayrault a cité les rythmes scolaires «dans l'intérêt des enfants». En outre, «nous donnerons un nouvel élan à l'éducation prioritaire», a-t-il dit, et «la formation initiale des professeurs sera rétablie et des écoles supérieures du professorat et de l'éducation seront instituées au sein des universités». La réforme menée par le précédent gouvernement est très décriée.