La garde à vue de l'homme s'accusant du meurtre de Patricia Bouchon prolongée jusqu'à lundi

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Publié le 1 juillet 2012.

ENQUÊTE - La procédure ayant fait remonter la garde à vue à son arrivée à la gendarmerie, une décision de prolongation a été prise...

Dernière info: La garde à vue est prolongée jusqu'à lundi matin. «Je n'aurai pas d'information à donner sur l'évolution de cette garde à vue avant lundi matin, je dirai alors si elle a été levée ou non et si on s'oriente ou non vers une présentation au juge en vue d'une mise en examen, c'est trop tôt pour le dire», a déclaré le procureur de Toulouse Michel Valet dimanche soir.

La garde à vue de l'homme qui s'est livré aux gendarmes samedi matin en s'accusant du meurtre de la joggeuse Patricia Bouchon, le 14 février 2011 à Bouloc, près de Toulouse, a été prolongée de 24 heures ce dimanche en milieu de matinée, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Cet homme de 36 ans, sans passé judiciaire, domicilié dans la région de Castres, dans le Tarn, s'est rendu à la brigade de gendarmerie de Vielmur-sur-Agoût dans la même région, samedi matin, en leur affirmant avoir tué cette mère de famille de 49 ans.

Un gros travail de vérification à faire

Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Toulouse en charge de l'enquête depuis le drame se sont rendus sur place. Son audition spontanée a été transformée en garde à vue en milieu d'après-midi et il a été transféré samedi soir à Toulouse.

De source proche de l'enquête, on explique que la procédure fait remonter la garde à vue à son arrivée à la gendarmerie, ce qui a imposé de prendre une décision de prolongation 24 heures après. Les enquêteurs sont très prudents et ont un gros travail de vérification à effectuer sur les dires de cet homme, son emploi du temps, la cohérence de ses déclarations au regard du déroulement des faits reconstitués par les gendarmes.

Les résultats ADN ce dimanche?

Les tests ADN doivent jouer un rôle important dans ces vérifications. De source proche de l'enquête, on indique que la police scientifique avait trouvé une empreinte identique, étrangère à la victime, sur plusieurs objets lui appartenant, un chouchou, une boucle d'oreille retrouvés sur la scène de crime, puis sur un gant en latex enfoncé dans sa gorge lorsque sa dépouille fut retrouvé six semaines plus tard.

Le procureur de la république de Toulouse, Michel Valet, s'est refusé à confirmer si les résultats des tests ADN seraient connus ce dimanche. Il a indiqué qu'il ne pourrait «communiquer utilement» qu'en toute fin d'après-midi, se contentant d'ajouter: «La garde à vue est toujours en cours, nous avons bien besoin de la journée pour savoir comment les choses s'orientent.»

© 2012 AFP
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