Un homme éconduit d'une discothèque à Lille tire, faisant deux morts et cinq blessés

83 contributions
Publié le 1 juillet 2012.

FAITS-DIVERS - Connu des services de police, le tireur a pris la fuite à bord d'un véhicule. Il est activement recherché ce dimanche matin...

Un homme furieux d'avoir été éconduit d'une discothèque, en plein coeur de Lille, est revenu devant l'établissement tirer à l'arme de guerre, faisant deux morts et cinq blessés, dans la nuit de samedi à ce dimanche, selon des sources concordantes. Connu des services de police, le suspect, qui semble avoir agi seul, n'a pas été interpellé mais il était activement recherché ce dimanche matin.

Selon les premiers éléments de l'enquête -confiée à la police judiciaire de Lille-, il aurait ouvert le feu vers 3h du matin avec une arme de guerre «de type kalachnikov», depuis l'extérieur de la discothèque «Theatro», après en avoir été éconduit une première fois par le videur. Il a ensuite pris la fuite à bord d'un véhicule, selon une source proche de l'enquête. Une autre source avait mentionné que deux personnes s'étaient enfuies.

Les deux personnes décédées sont une employée qui tenait le vestiaire, situé à l'entrée de la boîte de nuit, et un client âgé d'une vingtaine d'années, a-t-on appris auprès de la préfecture du Nord. Cinq autres personnes, le physionomiste de l'établissement et des clients, ont été blessées par balles et transportées à l'hôpital de Lille pour y être hospitalisées, selon la source proche de l'enquête. Une d'entre elles était opérée dans la matinée.

Martine Aubry fait part de son «effroi»

La maire de Lille, Martine Aubry, a fait part de son «effroi» quelques heures après la «tuerie», demandant que «tout soit mis en oeuvre pour que le tireur soit interpellé au plus vite». «Toutes mes pensées vont aux familles des victimes, auxquelles je souhaite faire part de notre soutien, ainsi qu'aux personnes qui ont été blessées pendant cette fusillade», a-t-elle expliqué dans un communiqué.

De son côté, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, «condamne fermement ces faits graves» et «adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes», selon un communiqué. Le texte souligne que «les services de police mettent tout en oeuvre pour interpeller au plus vite l'auteur des coups de feu, en fuite, et le déferrer à la justice».

Les corps des victimes ont été retirés aux alentours de 7h30 et placés sous une bâche. De nombreuses douilles étaient visibles jusqu'au milieu de la rue. Située en plein centre de Lille, à une centaine de mètres de la place de la République et de la préfecture, cette discothèque est réputée calme et spécialisée dans le RnB.

Son accès avait été barré à l'aube par des cordons de police, derrière lesquels ont été évacués les clients de l'établissement, certains recouverts d'une couverture de survie. «On était sur la piste de danse quand on a entendu une détonation. Il y a eu un gros mouvement de foule. Tout le monde s'est précipité vers le côté de la grande salle, avant de monter à l'étage», puis d'être d'évacués plus tard, raconte à l'AFP Jérémy, vêtu d'un t-shirt et d'un jean.

«C'est pas le Bronx ici»

Selon lui, il y avait «environ 200 ou 300 personnes» à l'intérieur au moment des faits. «J'ai d'abord cru que c'était un pétard. Je suis allé à l'entrée voir ce qui se passait et j'ai vu une personne étendue par terre baignant dans une mare de sang», poursuit-il.

«On a cru que c'étaient des bouteilles qui cassaient. Après on a compris que c'était des impacts de balle et des armes à feu», témoigne un autre client de cette discothèque «généralement calme». «On est dégoûtés, c'est pas le Bronx ici», ajoute-t-il.

«On n'a eu le temps de rien voir, on n'a entendu que les coups de feu de l'intérieur de la boîte. On ne savait pas que ça avait commencé à tirer à l'extérieur. Tout le monde a couru, est monté à l'étage puis est sorti», explique un autre client, Mohamed. Selon lui, le suspect est «un malade, un client qui est revenu avec une arme de guerre» parce qu'il n'a «pas supporté de s'être fait refouler par le videur», avec qui il s'était «embrouillé».

© 2012 AFP
Mots-clés
Newsletter
BREAKING NEWS

Recevez nos alertes
info en temps réel

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr