Mort d'Erane et Andy: La piste accidentelle privilégiée, mais il reste des zones d’ombre

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Publié le 27 juin 2012.

FAITS-DIVERS - Les enquêteurs s'interrogent sur la découverte tardive des corps ainsi que sur l'emploi du temps des enfants samedi soir...

Au lendemain de la découverte des corps d’Erane et Andy, les deux petits garçons de 7 ans retrouvés morts dans une piscine d'Eysines (Gironde), la piste accidentelle semble privilégiée même si des zones d’ombre subsistent.

Les résultats de l’autopsie, révélés mardi soir, ont permis d’écarter sérieusement la piste criminelle. Habillés, les corps des deux enfants étaient en effet «indemnes de toute trace de violence» et leur mort est bien «consécutive à une noyade». Aucun des deux cousins ne savait nager, selon le grand-père d'Andy, Olivier Bidi.

La piscine au centre de toutes les attentions

Toute l’attention se concentre désormais sur la piscine dans laquelle ont été découverts tardivement les deux garçons, flottant à la surface. S’il est convenu que les victimes ont pu rester au fond de l’eau depuis samedi soir avant de remonter deux jours plus tard, la question de son inspection est posée car il s’agit de la piscine de la maison de laquelle les enfants ont disparu.

A-t-elle vraiment été sondée ou seulement examinée? «Des personnes sont venues inspecter la piscine et la maison avec des chiens et des bâtons pour remuer (l'eau de) la piscine. Mais personne n'a visiblement pensé à la vider», a indiqué mardi soir Moïse Mba, un proche de la famille.

«Il faut savoir qui est venu, qui a vu quoi»

Les occupants de la maison et les enquêteurs n'auraient ainsi rien remarqué d'anormal jusqu'à mardi matin. La piscine «était remplie d'eau mais n'était pas en fonction. L'eau était particulièrement opaque et si les corps s'y trouvaient quand elle a été visitée, on ne pouvait pas les voir», a précisé le procureur de la République, Claude Laplaud.

Mais «il faut savoir qui est venu, qui a vu quoi», a indiqué le chef de la Direction interrégionale de police judiciaire, François Bodin. C’est ainsi que les auditions prévues ce mercredi dans le cadre de l’enquête concerneront aussi bien la famille des victimes et les voisins que les fonctionnaires impliqués dans les recherches, selon Le Parisien.

Un retour à la maison non remarqué

L’emploi du temps «exact» des enfants samedi soir laisse lui aussi encore de nombreuses interrogations. Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP, il s’agirait d’un dramatique concours de circonstances. Sans surveillance, Erane et Andy seraient sortis du jardin en fin d’après-midi pendant qu’une fête d’anniversaire battait son plein dans la maison.

Ils se seraient alors promenés dans les alentours, sur près d’1,5 km, selon Sud-Ouest, qui cite le témoignage d’une voisine qui les aurait vus vers 20h. Leur absence a pourtant été remarquée bien avant, entre 17h et 18h et l’alerte donnée à 19h45. Malgré les importants moyens déployés pour les retrouver (200 policiers, hélicoptère, chiens pisteurs, etc.), les deux garçons seraient revenus plus tard dans la soirée, sans se faire remarquer, avant de tomber dans la piscine.

Les témoins éventuels se trouvaient soit dans la maison, soit à l’extérieur, dans le quartier, et personne n’a rien entendu, d’après Sud-Ouest, qui précise qu’un oncle avait bien sondé la piscine samedi soir, mais avant que les deux garçons ne tombent dedans.

Corentin Chauvel avec agences
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