Gironde: Toujours aucune nouvelle des cousins disparus malgré l'élargissement des recherches

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Publié le 26 juin 2012.

FAIT-DIVERS - Fugue, accident ou piste criminelle: toutes les pistes sont encore envisagées 48 heures après la disparition des enfants...

Les recherches pour tenter de retrouver deux cousins âgés de 7 ans qui ont disparu samedi après-midi à Eysines, près de Bordeaux, se sont élargies lundi, les enquêteurs fouillant des bois, des boxes d'hippodrome et sondant des lacs, sans piste précise 48 heures après leur disparition.

>> Le point sur l'affaire

Fugue, accident ou piste criminelle: «tous les scénarios» étaient encore envisagés lundi soir concernant le sort d'Erane et Andy, qui passaient l'après-midi de samedi chez des amis d'un membre de leur famille, des Franco-ivoiriens, avant de disparaître, laissant le portail ouvert, dans un quartier pavillonnaire de cette ville. «Quand il y a disparition, cela peut être une fugue, tout peut être envisagé», a déclaré à la presse en fin d'après-midi le préfet de Gironde délégué pour la défense et la sécurité, Hubert Weigel.

Collecteur d'eau usées

Dans l'après-midi, les enquêteurs ont été renforcés par l'un des sept meilleurs chiens pisteurs en France, qui, avec son maître chien, le gendarme Bruno Roumeau, s'est employé à retracer le parcours des deux cousins, en suivant leur trace olfactive.

Le chien a détecté un premier itinéraire, correspondant à l'un des garçonnets, passant près d'un collecteur d'eaux usées, en bordure de la rocade entourant Bordeaux, à environ un kilomètre du lieu de leur disparition, avant de continuer, a précisé un officier de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) à un journaliste de l'AFP.

La trace olfactive du second enfant a confirmé le premier itinéraire indiquant aussi aux enquêteurs que, selon toute vraisemblance, ils ont quitté la maison à pied.

Sous-bois et lac fouillés

Partant de la dernière trace détectée, des pompiers venus à bord de plus de vingt véhicules, ont exploré jusqu'à 00h45 la galerie de tuyaux connectée au collecteur d'eaux usées, à sec. Les pompiers, en combinaison spéciale, ont dû s'y introduire à quatre pattes tant le passage est étroit, a constaté un journaliste de l'AFP.

«Nous voulions nous assurer qu'il n'y avait personne dans ces galeries afin d'écarter définitivement cette hypothèse», a indiqué le commissaire principal David Book, qui a précisé que l'enquête se voulait «systématique, toutes les portes devant être refermées les unes après les autres tant qu'on n'aura pas retrouvé les enfants». Auparavant quelque 200 policiers, des agents municipaux et des bénévoles avaient fouillé de fond en comble un bois au sud-est de la maison également suite à des «traces» identifiées par un chien. Mais aussi dans le lac de Bordeaux, car les enfants étaient «frustrés (samedi) de ne pouvoir se baigner».

Dans la journée des enquêteurs se sont rendus chez des personnes connues des services de police pour des affaires d'agression sexuelle, sans que ces visites n'aient débouché sur quoi que ce soit.

 La père d'Erane a « la ferme conviction qu'ils ne sont pas dehors

«Des enfants qui disparaissent quelques heures, on en a toutes les semaines, surtout lorsqu'il fait beau. Mais là on est loin de quelques heures», a souligné une source policière en résumant l'inquiétude quant à leur sort. «Les enfants ont maintenant passé deux nuits à l'extérieur de leur domicile, c'est une véritable angoisse, à la fois bien sûr pour les familles et pour l'ensemble de la ville», a déclaré à la presse Christine Bost, la maire d'Eysines. Aucun effet personnel n'a été trouvé à ce stade, selon la police.

Plusieurs sources proches du dossier ont indiqué qu'une information judiciaire serait probablement ouverte, sans doute mardi.

«J'ai encore la foi, j'y crois encore», a déclaré à France 3 Aquitaine, presque en pleurs la mère d'Andy, Marie-Madeleine Bidi, en espérant que si une personne les retient, «elle aura pitié d'eux». Le père d'Erane, Pierre-Alain Sylva, ne voulait pour sa part pas croire à une fugue. «J'ai la ferme conviction qu'ils ne sont pas dehors (...) en train de se promener», a-t-il dit à l'AFP. «Personne ne les ayant vus, on peut dire qu'ils ont été enlevés par quelqu'un ou qu'ils sont avec quelqu'un», a-t-il estimé précisant que des affichettes avec les portraits des deux enfants avaient été placardées à Eysines, Bordeaux et dans les environs.

Il a également espéré «qu'ils se soient aventurés dans une maison où les propriétaires seraient partis en vacances, par curiosité et qu'ils soient restés bloqués».

Avec AFP
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