Enfants disparus près de Bordeaux: Les recherches se poursuivent, l'inquiétude grandit

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Publié le 25 juin 2012.

DISPARITION - L'enquête se concentre sur un bois voisin, où les chiens ont flairé la trace des deux garçons...

Les recherches pour tenter de retrouver deux cousins âgés de 7 ans à Eysines, près de Bordeaux, ont repris ce lundi matin après avoir ont été levées dimanche soir, plus de 24 heures après leur disparition. Le dispositif, remis en place dès 9h, a été renforcé, alors que les enquêteurs se disent de plus en plus inquiets. Quelque 200 policiers ont participé aux recherches.

Les recherches ont été suspendues vers 22h dimanche dans un quartier résidentiel de cette ville de la Communauté urbaine de Bordeaux comptant 20.000 habitants, où Eyrane-David et Andy ont été vus pour la dernière fois samedi en fin d'après-midi, selon Jean-Paul Faivre, le directeur départemental adjoint de la sécurité publique.

Caméra de surveillance

Les deux cousins, qui avaient accompagné des membres de leur famille dont au moins la mère d'un d'entre eux rendre visite à une connaissance dans le quartier, ont été vus jouant dans la maison vers 17hh pour la dernière fois. Vers 18h leur absence dans cette vaste bâtisse cossue aux murs sable et aux volets en bois entourée d'un grand jardin aux rosiers soignés a été remarquée, raconte un proche. Depuis plus rien. Le parquet a ouvert une enquête pour «disparition inquiétante» et une centaine de policiers, de même que leurs proches, ont interrogé sans relâche voisins et habitants, quadrillant le quartier à l'aide d'un hélicoptère de la gendarmerie.

Dans la soirée de dimanche l'enquête s'est cependant concentrée sur un bois situé à environ 1,5 km au sud-est de la maison et où trois chiens pisteurs ont séparemment identifié leurs traces, selon une source policière. Le visionnage rapide de bandes d'une caméra de surveillance appartenant à une pharmacie à l'orée du bois n'a à ce stade rien donné, a-t-on annoncé par ailleurs de source policière. Mais les bandes devaient être une nouvelle fois visionnées.

 Pas d'alerte enlèvement

Andy qui réside dans la ville voisine de Bruges, et son cousin Eyrane-David, de Lorient (Morbihan), dont les mères sont toutes deux d'origine ivoirienne, auraient laissé le portique de la maison, automatique, à demi ouvert. Ils ne connaissaient pas le quartier et n'ont été vus par aucun des voisins interrogé par l'AFP. Leurs proches assurent qu'ils n'étaient pas farouches et n'avaient aucune raison de chercher à fuguer ou se cacher. Les enquêteurs ont fouillé et refouillé les espaces verts et zones herbeuses alentours, et demandé aussi aux voisins de vérifier que les enfants n'avaient pas pu utiliser subrepticement leur piscine et s'y noyer.

«Nous ne privilégions aucune piste particulière, même si le fait que les heures tournent n'est pas de nature à nous rassurer. Vingt-quatre heures, ça commence à être inquiétant», a estimé devant la presse Jean-Paul Faivre. Une alerte enlèvement n'a pas pu être émise ni samedi ni dimanche, faute de témoin disant qu'il aurait vu les enfants en compagnie d'inconnus, a précisé le parquet de Bordeaux. La piste d'un problème familial ne semblait pas avoir la faveur des enquêteurs.

Deux enfants «très polis»

Accouru de Lorient, le père du petit Eyrane-David a lancé un appel à témoins devant les caméras de télévision. Il a observé que les deux enfants étaient «très polis». Selon un témoin, le petit Andy était un enfant «peureux». Au moment de sa disparition, Andy portait un tee-shirt noir, un short noir et des mocassins noirs, tandis qu'Eyran-David, qui porte les cheveux en crête et rasés sur les côtés, portait un pantalon rouge, un tee-shirt vert et des mocassins jaunes.

Une vingtaine de proches se trouvaient dimanche soir à Eysines où les enfants se sont volatilisés, tandis que la maire d'Eysines, Christine Bost, et une adjointe avaient rejoint les enquêteurs. Cette adjointe avait décrit précédemment à l'AFP les deux mamans comme «très inquiètes et abattues». Les témoins éventuels peuvent contacter la police au 05 57 85 72 30 et au 05 57 85 77 77 la nuit.

 

Avec AFP
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