Le Ponant a été attaqué en 2008.
Le Ponant a été attaqué en 2008. - S. NOGIER / REUTERS

« Nous allons sans doute déposer un dossier pour que nos clients soient indemnisés. » Augustin d'Ollone, l'un des avocats des trois Somaliens, ne compte pas en rester là après la libération de ses clients. « Je peux comprendre qu'on les arrête. Je peux même comprendre qu'on se soit trompés sur leur sort. Mais je ne peux pas comprendre cet acharnement judiciaire qui a conduit à les laisser quatre ans en prison », assure Grégory Saint-Michel, un autre de leurs conseils. Mais pour Abdulqader, Abdurahman et Abdullahi, la priorité n'est pas encore au dédommagement. Le parquet général a encore quelques jours pour faire appel de la décision de justice. Si elle le fait, les trois Somaliens devront rester en France pour comparaître lors d'un second procès. Dans le cas contraire, ils seront libres mais… sans papiers. « Dans leur cas, la seule solution est de déposer une demande d'asile politique », confie une source au ministère de l'Intérieur. Contraints ou pas, ces trois naufragés ne sont pas enclins à rentrer chez eux. « Là-bas, c'est dangereux. C'est la guerre civile… », se justifie Abdullahi.V. V.