Capture d'écran de la campagne pour le don d'organes du 22 juin 2012.
Capture d'écran de la campagne pour le don d'organes du 22 juin 2012. - 20 MINUTES

Julien Ménielle

En France, les greffons sont précieux car trop rares. La journée nationale de réflexion sur le don d’organes est l’occasion de rappeler ce vendredi qu’il est impératif d’indiquer à ses proches sa position en la matière.

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En 2011, plus de 16.500 personnes ont eu besoin d’une greffe d’organes, mais moins de 5.000 d’entre eux ont pu en bénéficier. La raison: il n’est possible de prélever les organes que dans de très rares situations qui représentent à peine plus de 1% des décès hospitaliers.

>> Les principaux écueils au don d'organes sont listés ici.

Pire, lorsque le prélèvement est possible, si le patient ne s’est pas prononcé de son vivant, il ne peut être effectué. Et, si les Français se disent majoritairement favorables au don d’organes, rares sont ceux qui font connaître leur position autour d’eux.

La carte n’a pas de valeur légale

Le médecin confronté à un patient en état de mort cérébrale, doit en effet se renseigner sur la position de ce dernier avant de pouvoir procéder au prélèvement. Si le patient n’est pas inscrit au registre national des refus, le médecin peut en théorie prélever ses organes en vue d’une greffe, mais il doit aussi interroger les proches.

La carte de donneur d’organes n’a pas de valeur légale. Elle est un support de communication pour expliquer son choix à ses proches, mais si ces derniers expriment une réticence au moment de l’interrogatoire médical, le prélèvement n’aura pas lieu. Mieux vaut avoir fait part de sa décision en amont.