Des bouddhistes français lors de la conférence du Dalai Lama, au Zénith de  Toulouse, le 15 août 2011.
Des bouddhistes français lors de la conférence du Dalai Lama, au Zénith de Toulouse, le 15 août 2011. - LANCELOT FREDERIC/SIPA

Bérénice Dubuc

Le plus grand temple bouddhiste va être inauguré dimanche à Bussy-Saint-Georges, en Seine-et-Marne. Cette pagode taïwanaise a été conçue par l'atelier d’architecture Frédéric Rolland, basé à Angers et en Chine, et associé au Taïwanais Kris Yao, qui a privilégié modernisme et sobriété: le bâtiment est fait de verre, de bois, de pierre et de béton brut, possède quelques toitures végétalisées et des jardins ombragés par des arbres fruitiers.

Car ces 7.500 m2 auront une vocation à la fois cultuelle et culturelle. Comme dans tous les temples bouddhistes, la pagode est constituée de trois secteurs : une partie, ouverte à tous, comprendra un restaurant végétarien et des espaces où seront organisés des cours de calligraphie et des séances de méditation.

16 millions d’euros

ans la deuxième partie du bâtiment, plusieurs salles de prière et de méditation permettront aux fidèles -1.100 pourront y être accueillis- de pratiquer leur religion. Des Bouddhas, dont l’un, en jade blanc, mesure 5 mètres et pèse 8 tonnes, trônent dans les salles de prière. Enfin, la dernière zone est composée de deux cloîtres longs d’un centaine de 100 mètres, qui ouvrent sur 36 chambres pour accueillir les vénérables et les hôtes de passage à l'occasion de retraites spirituelles.

Le projet, qui a nécessité deux ans et demi de travaux, a coûté 16 millions d’euros, et a été financé à 80% par l’association Fo Guang Shan, littéralement «Montagne de la lumière de Bouddha», et à 20% par les dons de fidèles. Une pagode bouddhiste lao, une mosquée, une synagogue et un centre culturel arménien devraient bientôt s'implanter dans cet écoquartier du Sycomore, aux côtés de la pagode taïwanaise Fo Guang Shan, pour finaliser le projet de quartier cultuel et culturel, lancé en 2004 par la ville de Bussy-Saint-Georges, en partenariat avec l'Etablissement public de Marne-la-Vallée, Epamarne.