Prise d'otages de Toulouse: Le forcené semble hors de danger mais très perturbé

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Publié le 21 juin 2012.

FAITS-DIVERS - Il a été opéré mercredi soir...

Le jeune homme de 26 ans qui a retenu en otages quatre employés dans une banque de Toulouse mercredi avant d'être neutralisé par des coups de feu de la police semble hors de danger, mais reste très perturbé psychiquement, a indiqué le procureur ce jeudi.

Il a été opéré mercredi soir pour ses blessures à la cuisse droite et à la main gauche et «le pronostic vital ne semble pas engagé», a dit le procureur de Michel Valet à la presse. Il est hospitalisé sous surveillance, mais une expertise a conclu que son état psychique «était incompatible avec une garde à vue», a-t-il précisé.

«L'ouverture d'une information judiciaire est imminente»

«L'ouverture d'une information judiciaire est imminente» et un juge d'instruction devrait aller signifier sa mise en examen au jeune homme. Selon des sources proches du dossier, Fethi Boumaza serait un schizophrène de 26 ans en rupture de traitement depuis des mois. Il se serait réclamé d'Al-Qaida.

Le procureur s'est contenté de parler d'un garçon «né à Toulouse et qui y habite», ainsi que des «troubles psychiques datant de plusieurs années». Il n'avait pas de casier judiciaire et n'était pas connu de la justice pénale, même s'il a pu être mêlé à des «incidents» violents, au sein de sa famille, a-t-il dit.

«Je ne souhaite pas donner de détails car je n'ai pas envie que cela fasse école»

Michel Valet «a compris le sentiment des habitants» de Toulouse qui ont cru revivre mercredi le siège de plus de 30 heures et la mort les armes à la main le 22 mars du jeune djihadiste Mohamed Merah, auteur de sept meurtres entre le 11 et le 19 mars. Le procureur a toutefois souligné «qu'il n'y avait aucun lien objectif» entre les deux affaires. «On a affaire à des faits différents heureusement», a-t-il dit, «à ce stade de l'enquête on n'a pas d'élément qui nous permette de le ranger dans cette catégorie», celle de Merah.

Il s'est refusé à entrer dans les détails sur les «messages confus (...) les revendications d'ordre religieux» que le jeune homme venait délivrer en prenant quatre otages «qu'il ne connaissait pas» dans une banque qui n'était pas la sienne, dans le quartier de la Côte Pavée, à 500 mètres du lieu où était mort Merah. Il a évoqué une autre affaire de prise d'otage le 7 juin à Météo-France Toulouse par un déséquilibré pour ajouter: «Je ne souhaite pas donner de détails car je n'ai pas envie que cela fasse école».

 «Ce n'était pas un braquage avorté, il a pris immédiatement des otages»

Dans le cas de la banque de l'avenue Camille-Pujol, le procureur a précisé que le jeune homme avait pénétré «peu avant 11 heures» dans l'agence; «ce n'était pas un braquage avorté, il a pris immédiatement des otages». Pendant la négociation par téléphone avec la police, le preneur d'otages avait connaissance de ce que disait les médias sur son compte, et les autorités en calibré leur communication avec la presse en fonction de cela, a-t-il dit.

Quant au dénouement, «peu avant 17h, il a manifesté l'envie d'en découdre avec la police. Il est sortie avec les deux otages (les deux autres avaient été libérés plus tôt), il y a eu un flottement d'une minute, il a tiré un coup de feu, puis a braqué son arme vers les otages. Les policiers l'ont alors neutralisé par des tirs adaptés (...) Nous avions le souci d'un dénouement heureux».

© 2012 AFP
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