Image d'un dictionnaire.
Image d'un dictionnaire. - Al Grillo/AP/SIPA

E.O.

Je comate, tu psychotes, il pipeaute. Environ 300 mots, témoignages de l’évolution constante de la langue française, font leur entrée dans le Petit Robert 2013, dans les rayons ce jeudi. Parmi eux, on trouve l’onomatopée «gloups» et l’acronyme «LOL» [laughing out loud en anglais, qui pourrait se traduite par «rire très fort»], ponctuant les échanges par SMS ou sur le Net.

Dans le même ordre d’idée, mais en plus franchouillard, la «marrade» entre «à l'arrache» dans les pages du Robert, tout comme les verbes «psychoter», «comater»,  «pipeauter» ou «oscariser» - remercions pour cela Jean Dujardin, qui voit également  son nom couché sur les pages fines du dictionnaire.

Agence de notation et Amy Winehouse

L’actualité pousse aussi des mots dans le dico: les «indignés» débarquent, de même que l’ «anosognosie», trouble dont souffre Jacques Chirac qui se caractérise précisément par la non-conscience de souffrir d’un trouble. L’entrée de l’ «agence de notation» et de la «dette souveraine» dans le Robert nous rappellent par ailleurs que la crise économique bat son plein.

Du côté culinaire, le «bobun», délicieuse spécialité vietnamienne à base de nouilles de riz, de légumes et de viande, fait son apparition, avec le «bento», déjeuner japonais à emporter, et la pâtisserie orientale le «makrout».

Jean-Luc Mélenchon et Jean-Marc Ayrault se retrouvent côte à côte – ou presque – dans les pages noms propres du Robert, non loin de François Hollande, de Jodi Foster, d’Amy Winehouse, des écrivains Philippe Djian, Emmanuel Carrère, Stéphane Hessel et Philippe Claudel.