Pour Philippe Tournier, « la course contre les fraudeurs est sans fin ».
Pour Philippe Tournier, « la course contre les fraudeurs est sans fin ». - DR

« L'expérimentation de détecteurs de portables en salle d'examen est une mesure concrète pour lutter contre la fraude, mais elle semble très insuffisante », indique Philippe Tournier, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale. « Car il faudrait pouvoir équiper environ 20 000 salles d'examens, ainsi que les toilettes des centres, lieux de triche avérés. Cela coûterait plusieurs millions d'euros, des sommes impossibles à débourser dans le contexte actuel. Autre problème : les calculatrices sont autorisées pendant certaines épreuves. Or, elles sont devenues des micro-ordinateurs où les candidats peuvent stocker des données, d'où des fraudes récurrentes. Il faudrait donc imaginer des épreuves sans utilisation de calculatrices. Par ailleurs, la course-poursuite contre les fraudeurs est sans fin, car on réagit toujours de manière décalée face aux évolutions technologiques. Le véritable terreau de la triche, ce sont les épreuves de restitution des connaissances. La seule solution pour endiguer la fraude serait donc de repenser complètement la nature des épreuves. »propos recueillis par d. b.