Le premier des avocats de la défense à plaider au procès de six Somaliens pour la prise d'otages du voilier Le Ponant, en 2008, a estimé mardi que l'accusation reposait essentiellement sur "la parole des victimes" et que les droits des accusés avaient été "bafoués" à l'instruction.
Le premier des avocats de la défense à plaider au procès de six Somaliens pour la prise d'otages du voilier Le Ponant, en 2008, a estimé mardi que l'accusation reposait essentiellement sur "la parole des victimes" et que les droits des accusés avaient été "bafoués" à l'instruction. - Benoit Peyrucq afp.com

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Le parquet général a requis ce lundi des peines allant de 10 à 15 ans de réclusion criminelle à l'encontre de six Somaliens jugés à Paris pour la prise d'otages du voilier Le Ponant en avril 2008.

L'avocat général, Bruno Sturlese, a demandé à la cour d'assises de Paris de prononcer une peine de 15 ans à l'encontre du seul accusé ayant reconnu les faits, qui a joué selon lui un «rôle plus large» dans la prise d'otages. Il a requis à l'encontre des cinq autres accusés des peines de 10 à 12 ans de réclusion, estimant qu'«ils sont intervenus de façon plus ponctuelle et intermittente».

Le verdict jeudi

Les 30 membres d'équipage du luxueux trois-mâts avaient été pris en otage le 4 avril 2008 à l'entrée du golfe d'Aden. Une semaine plus tard, ils étaient libérés en échange d'une rançon de 2,15 millions de dollars versée par l'armateur, filiale du groupe CMA-CGM.

Les six accusés jugés à Paris depuis le 22 mai, âgés de 25 à 50 ans, avaient été interceptés à terre quelques heures plus tard par les forces spéciales françaises, dans un 4X4 où se trouvaient des armes et une partie de la rançon. Seul un d'entre eux reconnaît être un pirate, deux se présentant comme des ravitailleurs et trois affirmant n'être jamais montés sur le Ponant. Le verdict est attendu jeudi soir.