Prise d'otage au siège de Météo-France à Toulouse (Haute-Garonne), le 7 juin 2012.
Prise d'otage au siège de Météo-France à Toulouse (Haute-Garonne), le 7 juin 2012. - F.SCHEIBER / 20 MINUTES

C.C. avec J.R. à Toulouse et agences

La prise d'otage d'un veilleur de nuit par un homme armé d'un fusil de chasse s'est terminée ce jeudi en fin de matinée, a indiqué notre journaliste sur place. Elle avait débuté à 5h au siège de Météo France dans le quartier de Basso Cambo, à Toulouse (Haute-Garonne),  a indiqué Michel Valet, procureur de la République de Toulouse.

Le groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) de Bordeaux, qui s'était rendu sur place avec un négociateur, est intervenu en menant l'assaut vers 11h15. Plusieurs coups de feu ont été échangés, un premier de la part du preneur d'otage, muni d'un fusil de chasse, vers 9h, lorsque des cigarettes lui ont été apportées puis au moment de l'assaut (sept de la part du preneur d'otage, quatre par le GIPN) durant lequel l'homme de 52 ans a été blessé au ventre. Il présentait également une blessure à l'arme blanche, qu'il détenait, au niveau du cou.

Le preneur d'otage réclamait la presse et des cigarettes

Transporté par la suite à l'hôpital de Toulouse, son pronostic vital est engagé, tandis que le vigile, âgé de 56 ans, et les policiers qui ont mené l'assaut sont eux indemnes. Célibataire et sans enfant, l'homme serait un «déséquilibré», sans emploi depuis plusieurs années, connu par les autorités, selon le procureur. D'après une journaliste de France Bleu, l'homme est un chômeur en fin de droits.

Sans aucun lien avec Météo France, le preneur d'otage était «petit peu perturbé» et tenait «des propos incohérents», selon Didier Martinez, secrétaire régional du syndicat Unité SGP Police. «Vous savez très bien pourquoi je suis là», a-t-il répété aux policiers. «Il est de la région (Aspet, sur de la Haute-Garonne, ndr). Sa situation de chômeur reste un axe majeur de sa détermination et de son action», a ajouté Didier Martinez. Il aurait réclamé «la présence de la presse», «un paquet de cigarette» et de quoi manger. 

La police alertée deux heures après

La police avait fermé le périmètre du siège de Météo France, située à la périphérie de Toulouse, où les employés avaient été invités à ne pas se rendre. La prise d'otage s'est déroulée dans le local où des boissons sont à la disposition des employés de Météo France, dans le bâtiment principal du site, où travaillent prévisionnistes et informaticiens. Pascal Boureau, un prévisionniste de Météo France, a précisé que la trentaine d'employés qui se trouvaient dans le bâtiment au moment des faits ont été évacués. Un millier de personnes travaillent sur le site de Météo France.

La police a été alertée à 6h45 par l'appel d'un employé de Météo-France n'arrivant pas à joindre un vigile qui se trouvait avec le preneur d'otage depuis 5h. Devant le siège de l'entreprise, les forces de l'ordre ont trouvé une voiture stationnée sans conducteur ni passager. «La relève du matin a vu qu'un véhicule gênait l'entrée d'accès pour le personnel. Il a téléphoné à l'intérieur à l'employé de permanence. C'est un individu qui lui a répondu et il lui a dit qu'il retenait la personne de permanence. L'alerte a été déclenchée», a précisé à Europe 1 Didier Martinez.