Les familles des victimes juives de Mohamed Merah seront reçues mardi après-midi par les magistrats menant l'enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban.
Les familles des victimes juives de Mohamed Merah seront reçues mardi après-midi par les magistrats menant l'enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban. - Eric Cabanis afp.com

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Les familles des victimes juives de Mohamed Merah doivent être reçues ce mardi après-midi par les magistrats menant l'enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban. La rencontre servira à les informer de l'état de la procédure, de leurs droits, et des indemnités auxquelles ils peuvent prétendre, compte tenu du fait que l'action judiciaire ouverte vise des faits terroristes, ont indiqué les avocats des familles.

C'est à l'école Ozar Hatorah que Mohamed Merah a assassiné le 19 mars Jonathan Sandler, 30 ans, professeur de religion juive, ses deux fils Arieh (5 ans) et Gabriel (4 ans), ainsi que Myriam Monsonego (7 ans), la fille du directeur de l'école. Il a aussi gravement blessé Aaron Bijaoui, âgé de 15 ans et demi, qui reçoit toujours des soins médicaux et est très marqué psychologiquement selon son avocat. Il avait auparavant tué trois parachutistes, Imad Ibn-Ziaten le 11 mars à Toulouse et Abel Chennouf et Mohamed Legouade le 15 à Montauban, et en blessait très gravement un troisième, Loïc Liber.

Les proches de deux parachutistes déjà reçus

Merah est tombé sous les balles du Raid le 22 mars dans l'assaut donné à son appartement toulousain alors que, selon ses déclarations aux policiers lors du siège, il se disposait à commettre d'autres assassinats. Trois jours plus tard, une information judiciaire était ouverte pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'acte de terrorisme.

Le même jour, le frère du tueur au scooter, Abdelkader Merah, connu des policiers comme un islamiste radical et interpellé le 21 mars chez lui à quelques dizaines de kilomètres de Toulouse, était mis en examen pour complicité d'assassinats et écroué. Cette rencontre entre juges et familles intervient alors que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé lundi une enquête sur «ce qui a dysfonctionné» dans cette affaire.

Parallèlement, un livre à paraître le 14 juin (Affaire Merah, l'enquête des journalistes Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut) affirme que Mohamed Merah a été «détecté» en septembre 2011 par des services de renseignement occidentaux dans un fief taliban, mais que cette information est parvenue en France après ses crimes. Les juges enquêteurs ont déjà reçu le 14 mai la famille d'Imad Ibn-Ziaten, le premier des soldats tué par Merah le 11 mars à Toulouse. Les juges ont également reçu en mai les proches de Mohamed Legouade.