Affaire Merah: Valls demande une étude «sur ce qui a dysfonctionné»

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Publié le 4 juin 2012.

ENQUÊTE - Le ministre de l'Intérieur souhaite «comprendre les raisons» de cet «échec»...

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a demandé une étude «sur ce qui a dysfonctionné» dans l'affaire Mohamed Merah, auteur de sept assassinats avant d'être tué le 22 mars à Toulouse par le Raid.

Dans un entretien au Parisien daté de ce lundi, Manuel Valls estime que «dès lors qu'un homme, peut-être seul, a pu commettre de tels crimes, nous sommes face à un échec: l'Etat n'a pas su ou pas pu protéger des Français». «Il s'agit d'en comprendre les raisons, ajoute-t-il. J'ai chargé la Direction générale de la police nationale (DGPN) et la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) de me fournir une étude très complète sur ce qui a dysfonctionné dans cette affaire.»

Réforme des services de renseignement

Le ministre de l'Intérieur précise, que parmi ses priorités, «outre la lutte contre la menace terroriste», il veut «aussi couper les routes de la drogue qui remonte de l'Espagne». «L'impact du trafic de stupéfiants dans notre société est une question centrale», estime-t-il. Après les nouvelles nominations à la tête de la préfecture de police (PP) de Paris, de la DGPN et de la DCRI, Manuel Valls indique qu'il «faudra mettre les choses à plat au sein de l'Inspection générale des services (IGS, la police des polices parisienne, ndlr). Des responsables policiers ont pu être injustement mis en cause, je veux les réhabiliter».

De plus, il y aura «nécessairement une réforme des services de renseignement au sein de la préfecture de police de Paris», ajoute Manuel Valls. Concernant la proposition du gouvernement d'un récépissé pour les contrôles d'identité, Manuel Valls assure que «l'idée n'est pas d'imposer un dispositif. Je veux prendre le temps de la réflexion. Car si cette mesure est perçue comme vexatoire par les policiers, elle ne marchera pas».

Interrogé sur les liens entre police et justice, il indique avoir «proposé à Christine Taubira, la ministre de la Justice, de réfléchir à la question, très préoccupante, de la violence des mineurs», et rappelle qu'il a demandé à un conseiller d'Etat «de travailler sur la question d'une protection juridique spécifique pour les policiers». Enfin, «dans 200 à 300 quartiers prioritaires, la présence policière sera renforcée. Il ne s'agit pas de faire du chiffre, mais d'obtenir des résultats», insiste-t-il, ajoutant qu'il faudra «à cet égard, redéfinir le rôle des brigades anticriminalité, les BAC».

© 2012 AFP
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