FALorni sort Royal de ses charentaises

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Publié le 1 juin 2012.

Reportage Dans la 1re circonscription de Charente-Maritime, elle est tombée sur un roc local

Avant le rush de l'été, les Rochelais profitent du soleil qui inonde le Vieux-Port. Un calme trompeur. Sur les marchés, dans les réunions publiques, dans la presse régionale, le PS se déchire entre Ségolène Royal, qui fera meeting commun ce vendredi avec Jean-Marc Ayrault et Olivier Falorni, candidat socialiste dissident. « Lorsque l'on tracte, c'est vrai que ça se passe mieux avec les Verts et la droite qu'avec les militants de Royal », glisse un fidèle de Falorni. « Ils ne se disent même plus bonjour », sourit un militant UMP.
En se présentant dans la 1re circonscription de Charente-Maritime acquise à la gauche (55,59 % pour Hollande le 6 mai) et où le député-maire PS sortant, Maxime Bono, ne se représente pas, l'ancienne candidate à la présidentielle pensait pourtant avoir trouvé sa voie royale vers la présidence de l'Assemblée, sa nouvelle ambition. Mais cette fois, elle est tombée sur un roc local.

« Coup de force antidémocratique »
La hache de guerre est déterrée quand le PS, à Paris, accepte que Royal soit investie sans participer à des primaires, une exception dans tout le département. Dénonçant « un coup de force antidémocratique » et raillant la vision de la « démocratie participative » de Royal, Falorni se présente avant d'être exclu du PS en février. Tant pis, il sera un dissident soutenu localement. Dans une campagne « IIIe République », Falorni multiplie les réunions publiques dans les préaux d'école ou les jardins publics. Sur son tract, une photo de François Hollande au côté de « Falorni, le candidat de la majorité présidentielle ». Le PS le menace d'un référé, il ne cille pas. « Autour de la candidate parachutée, beaucoup attendaient à ce que l'on se soumette. Mais cela n'est pas dans mon état d'esprit », explique ce professeur qui, devant ses concitoyens, dénonce le « parachutage » d'une candidate qui ne voit la ville que comme un « tremplin pour atterrir sur un perchoir doré »… Lui se dit l'héritier de Michel Crépeau, ancien député toujours très apprécié ici. Le match La Rochelle -Paris est intense.

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