Illustration pompiers.
Illustration pompiers. - E.POL / SIPA

William Molinié et Vincent Vantighem

«On s’en serait bien passé.» De l’aveu d’un gradé, l’affaire de bizutage qui aurait mal tourné dans le bus de l’équipe de gymnastique a jeté le discrédit sur l’ensemble de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Un malaise que le général Gilles Glin, commandant de la BSPP, va tenter d’apaiser en prenant la parole lundi à 11h30 devant l’ensemble des personnels à la caserne Champerret (17e).

«Les pompiers ont été choqués et indignés. Ils sont aussi consternés par l’amalgame qui est fait entre cette histoire et l’ensemble du corps. Le général veut réaffirmer sa confiance et rappeler ce qu’est notre métier», explique à 20 Minutes le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, porte-parole des pompiers de Paris. L’amalgame, c’est bien ce qui agace l’ensemble des services.

Ne pas commenter l'affaire sur les réseaux sociaux

«Depuis cette histoire, les gens nous ont fait des réflexions. C’est ennuyeux de devoir perdre du temps pour affirmer notre crédibilité sur le terrain», assure un pompier de Paris sous couvert de l’anonymat.
Plusieurs consignes ont d’ailleurs été passées dans les casernes parisiennes pour ne pas nuire à l’image de la prestigieuse brigade : ne pas parler à la presse et surtout ne pas commenter cette affaire sur les réseaux sociaux, blogs et forums. Preuve que cette affaire est «sensible», le général Gilles Glin, qui rencontrait en Chine les sapeurs-pompiers de Pékin lorsque les plaintes ont été déposées, a dû, selon nos informations, écourter sa visite et «rentrer au plus vite».