Une professeur d'histoire-géographie de La Rochelle a expliqué à l'AFP que, depuis le 13 avril, elle fait réviser le baccalauréat professionnel de ses élèves de terminale sur le réseau social Twitter.
Une professeur d'histoire-géographie de La Rochelle a expliqué à l'AFP que, depuis le 13 avril, elle fait réviser le baccalauréat professionnel de ses élèves de terminale sur le réseau social Twitter. - Loic Venance afp.com

© 2012 AFP

Une professeur d'histoire-géographie de La Rochelle a expliqué à l'AFP que, depuis le 13 avril, elle fait réviser le baccalauréat professionnel de ses élèves de terminale sur le réseau social Twitter.

#réviserlebac

En utilisant le hashtag #réviserlebac, les 22 élèves de la filière comptabilité sont invités à répondre en 140 signes à des questions, posées par leur enseignante, qui portent sur leur programme d'histoire-géographie.

«Avec les dates, Twitter s'y prête bien car les réponses peuvent être courtes», a indiqué au quotidien Sud-Ouest Laurence Juin, la professeur qui enseigne l'histoire-géographie mais aussi le français.

«Un bon complément»

«Ces révisions sur Twitter ne suffiront pas pour obtenir le diplôme, mais c'est un bon complément», ajoute Laurence Juin, à l'initiative de ce projet éducatif.

Selon elle, l'aspect ludique de l'exercice «permet de faire travailler les élèves sans qu'ils s'en rendent compte».

Pédagogie 2.0

Après trois années d'utilisation des réseaux sociaux dans ses cours, l'enseignante parle d'une pédagogie «redéfinie175: les leçons, d'après elle, sont «moins un cours magistral».

«Il y a un rapport de personne à personne. Les élèves ont l'impression qu'ils ne sont pas pris comme un groupe. Je reste leur professeur et eux les élèves, mais on a une communication différente», précise-t-elle.

«Leur professeur de mathématiques, par exemple, n'est pas inscrit sur Twitter, mais étendre ces révisions à d'autres matières est complètement envisageable», assure-t-elle.

Dans un rapport publié en avril 2012, le député UMP Jean-Michel Fourgous rappelle que «près de 50% des lycéens utilisent les réseaux sociaux dans le cadre du travail scolaire».

«Rares sont les enseignants qui innovent dans leurs pratiques», regrette le rapport parlementaire.