Mort de Richard Descoings: «Sciences Po, c'était lui» s'émeuvent les étudiants

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Publié le 4 avril 2012.

REPORTAGE - L'émotion était palpable, ce mardi matin aux abords de Sciences Po à Paris, après l'annonce du décès de son directeur Richard Descoings. «20 Minutes» était sur place...

«Merci Richie» «Sciences Po était votre  école». Sur les bureaux, installés dans le hall de L'Institut d'études politiques de Paris (IEP), les messages fleurissent ce mardi matin. Des bouquets de fleurs et des petites chandelles se mêlent aux mots déposés par les étudiants.

«C’était un personnage ici»

Beaucoup sont venus se retrouver par petits groupes dans l'école. «C'est un coup de massue», lâche Andreea: «Je n'ai plus cours, mais je suis restée plus longtemps, j'avais besoin de parler... Je ne pensais pas que ça me toucherait autant.»

Un peu plus loin, une file d'attente s'organise pour signer un livre d'or mis en place par le personnel de l'établissement. Léa, Mehdi et Hélène y attendent leur tour, l'air grave: «On est sous le choc». Tous vont signer le livre d'or, «c'était un personnage ici. On le croisait régulièrement, il était très populaire. Très présent.»

Une veillée devant l’école

Présent dans son école, Richard Descoings l'était également sur Facebook, où beaucoup d'étudiants suivaient ses activités en ligne. C'est d'ailleurs sur le réseau social que la nouvelle s'est d’abord propagée, dans la nuit de mardi à mercredi. Beaucoup y ont appris la nouvelle et organisé une veillée vers 2h du matin, devant l’école.

Un peu plus tôt dans la matinée, un rassemblement avait également eu lieu dans la cour de l'établissement, en présence notamment de Laurent Wauquiez, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Mais beaucoup n'ont pas pu y assister. «Ça a été très rapide, j'espère qu'il y aura autre chose de prévu», détaille Mathilde, «peut-être le jour de ses obsèques.»

Amphithéâtre rebaptisé

Mais d’ici là, la vie continue tant bien que mal, toujours sous l’œil de Richard Descoings dont un grand portrait a pris place dans l’entrée de l’établissement. Et malgré la présence des caméras de télévision et l’émotion, palpable, les cours ont été maintenus. «Cela  m’a surpris» reconnaît Mehdi. Le jeune homme doit d’ailleurs avoir cours dans l’amphithéâtre, symboliquement rebaptisé du nom de l’ancien directeur, «ça va être bizarre…»

Plus tard, viendra le temps des questions. «On aimerait bien comprendre les raisons de son décès», reconnaît Léa. Un avis que partage Gauderique: «C’est un truc bizarre, je n’ai pas envie de remuer tout ça, mais on aimerait savoir. Il a fait tellement pour cette école.» Mais en attendant, «l’heure est au recueillement».

Mathieu Gruel
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