A Toulouse, le Raid a mené une opération pour arrêté le suspect des tueries de Toulouse et Montauban. Vue du siège des forces de police par l'oeilleton d'une caméra. Le 22 mars 2012.
A Toulouse, le Raid a mené une opération pour arrêté le suspect des tueries de Toulouse et Montauban. Vue du siège des forces de police par l'oeilleton d'une caméra. Le 22 mars 2012. - FRED SCHEIBER/20 MINUTES

C. La.

Alors que le responsable présumé des fusillades de Toulouse et Montauban est mort ce jeudi, vous êtes nombreux à avoir été surpris du déroulement de l’assaut. Pourquoi avoir attendu si longtemps? Aurait-on pu le capturer vivant? Une erreur a-t-elle été commise? Entre interrogations, patience et incompréhensions, voici une sélection de vos réactions.

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Travailleur77: «A mes yeux, ce n'est qu'un fiasco»

«Il me semble qu'à 20 ou 40 hommes du Raid face à un seul individu sans otage, ils étaient en capacité de neutraliser cet homme. Les hommes du Raid ne sont pas des rigolos, ni des amateurs, l'erreur ne vient pas d'eux directement mais certainement de directives voulant en finir... En finir, même si ça soulage, n'arrange en rien. Les parents des victimes, certainement soulagés sur le vif, doivent également regretter la justice non rendue (…) A mes yeux, ce n'est qu'un fiasco, non pas du Raid, mais de la direction des opérations»

Cyrille: «Il faut arrêter de prendre "Counter Strike" pour la réalité»

«Trente heures autour de l'appartement d'une personne armée et pas qu'un peu, alors qu'on retrouve des explosifs dans la voiture de son frère, on est en droit de se demander ce qu'il possède à ses côtés en ces murs. Il faut arrêter de prendre «Counter Strike» pour la réalité, une telle opération n'est pas anodine. Le but initial était de le prendre vivant, et il les a fait tourner en bourrique en disant vouloir se rendre, repoussant l'échéance, puis finalement annoncer qu'il ne se rendrait pas, puis qu'il était prêt à tuer des policiers. Et vous faites le procès du Raid?»

Fiduce: «De quels moyens a disposé la police?»

«Il faudrait commencer à s'interroger sérieusement sur les moyens dont dispose la police dans ce genre de cas. Parce que si des policiers ont été blessés dans cette affaire de siège d'un unique appartement, c'est que des centaines de décideurs ne font pas leur boulot en France depuis des années.

SofiaTuncera: «Une live story à l’américaine»

«On ne saura jamais la vérité, ni pourquoi certains autres choix stratégiques n'ont pas été pris... Peut-être a-t-on voulu faire "durer l'angoisse" en haut lieu? Histoire de gagner du temps (…) sur fond de live story à l'américaine. Par exemple, la question a été posée par certains spécialistes de ne pas l'avoir attendu à la sortie de chez lui? (Plus les gaz ou bombes incapacitantes qui n'ont pas été ensuite choisis... Pourquoi?). Effectivement, beaucoup de questions se posent après cette intervention, hyper médiatisée.»

Mai2012: «S’ils avaient foncé dans le tas dès le début, combien auraient crié au scandale?»

«Qu’ils soient 20 ou 30 hommes du Raid, ils sont là pour essayer de faire les choses en douceur. S’ils avaient foncé dans le tas dès les premières minutes, combien de commentateurs auraient crié au scandale? Arrêtons de politiser cette situation, c’est ce genre de réaction qui est dangereuse.»