Militaires tués: Le point sur l'enquête

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Publié le 16 mars 2012.

DRAME - «20 Minutes» fait le point sur ce que l'on sait de l'assassinat commis à Montauban jeudi en pleine rue et en pleine journée...

Tueur isolé ou meurtre criminel? Montauban veut comprendre. Comprendre qui a ouvert le feu, jeudi en pleine journée et en pleine rue, sur trois militaires, en tuant deux et laissant le dernier dans un état critique.

Que s’est-il passé?

Le tireur est arrivé sur un scooter Yamaha T-Max de très grosse cylindrée, jeudi en plein après-midi, devant un centre commercial à Montauban. Les trois militaires retiraient de l’argent à un distributeur. «Apparemment le tireur les attendait», a indiqué un membre du cabinet de la maire. L’homme, habillé tout en noir et portant un casque, a ouvert le feu une première fois de loin, avant de se rapprocher et de leur tirer des balles dans la tête à bout portant, retournant même le corps de l’un d’entre eux.

Quel lien avec l’affaire de Toulouse?

Un militaire a été abattu dans des circonstances similaires, par un tueur en deux-roues, à Toulouse quelques jours plus tôt. La même arme a servi dans les deux cas, et les enquêteurs recherchent un seul et même tireur. Les deux enquêtes ont d'ailleurs été regroupées. Un tueur en série? «C'est une expression que je n'utiliserais jamais, je n'ai pas envie d'alimenter les fantasmes», a tranché le procureur.

Quelles sont les pistes des enquêteurs?

Tueur isolé ou œuvre d’une organisation criminelle, «rien ne permet d'écarter telle ou telle l'hypothèse», a indiqué Gérard Longuet. «Ce genre d'exécution fait penser à la pire époque des attentats basques. Il y a une volonté de tuer à tout prix qui fait froid dans le dos, un acte de barbarie, un acte gratuit. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut imaginer de la part d'un petit voyou de banlieue», a pour sa part avancé Brigitte Barèges, maire de Montauban. Les enquêteurs, eux, n’ont pour l’heure aucune piste.

Qui sont les militaires pris pour cible?

Peu d’informations ont filtré sur les victimes. Tous trois étaient des militaires du 17ème régiment du génie parachutiste (RGP). Ceux qui ont perdu la vie étaient âgés de 24 et 26 ans et d'origine maghrébine, comme leur confrère toulousain. Le dernier, hospitalisé dans un état grave et touché à la moelle épinière, est un jeune homme noir de 28 ans. «C'étaient des garçons sans histoire. La compagne de l'un d'eux est enceinte de sept mois», a affirmé Brigitte Barèges.

Julien Ménielle
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