Jean-Claude Mas, président de la société Poly Implants  Prothèses (PIP), présente, le 17 janvier 2001 à la Seyne-sur-Mer, une prothèse  mammaire à base de gel de silicone fabriquée par sa société.
Jean-Claude Mas, président de la société Poly Implants Prothèses (PIP), présente, le 17 janvier 2001 à la Seyne-sur-Mer, une prothèse mammaire à base de gel de silicone fabriquée par sa société. - AFP/ERIC ESTRADE

Julien Ménielle

Le fondateur de PIP veut sortir de prison. Jean-Claude Mas, patron de la société Poly Implant Prothese a fait appel de son incarcération, indiquent ce vendredi des sources proches du dossier. L’homme est en détention depuis le 6 mars dans le cadre de l’enquête sur le scandale des prothèses mammaires défectueuses. Il n’a pas payé sa caution.

«Jean-Claude Mas n’a pas les moyens de payer», affirmait au moment de son incarcération son avocat Yves Haddad, affirmant que son client était malade et pourrait bien mourir en prison. Jean-Claude Mas a survécu, mais a fait appel de son placement sous mandat de dépôt, pour ne pas s'être acquitté de ses obligations de verser une partie du cautionnement des 100.000 euros.

Il a proposé son appartement

«Il a proposé au juge de donner le seul bien immobilier dont il est propriétaire, à savoir son appartement dans lequel est logée la propre mère de Monsieur Mas. Ce bien a une valeur de 175.000 euros», a indiqué Yves Haddad, au moment de l'incarcération de son client. Mais la juge «a considéré que c'était à la fois tardif et pas sérieux», a-t-il ajouté.

La justice se prononcera le 21 mars sur la demande de Jean-Claude Mas. Si celle-ci était rejetée en appel, le fondateur de PIP ne pourrait pas rester plus de quatre mois en détention provisoire compte tenu de la nature des faits qui lui sont reprochés, selon son avocat.