Dominique Strauss-Kahn était toujours en garde-à-vue mardi soir à la caserne de gendarmerie du boulevard Louis-XIV à Lille. Entendu depuis le matin dans l’enquête ouverte sur des soupçons de proxénétisme aggravé et d’abus de biens sociaux, l’ancien directeur du FMI s’apprêtait à passer la nuit sur place. Les trois magidtrats qui mènent l’instruction sur ce dossier ouvert autour du Carlton de Lille, sont passés dans la soirée lui signifier la prolongation de sa garde-à-vue pour 24h.
Selon nos informations, la première journée d’interrogatoire a plutôt porté sur le volet proxénétisme de l’affaire. Quatre policiers de la DIPJ de Lille se relaient sur place, assistés d’enquêteurs de l’IGPN venus spécialement de Paris. Ils tentent de démêler dans quelle mesure Dominique Strauss- Kahn était au courant de l’activité des prostituées conviées à quatre soirées libertines à Washington et Paris. Et surtout de savoir si l’ex-directeur du FMI a pu participer ou non à l’organisation de ces soirées, ce qui tomberait sous le coup de la complicité de proxénétisme.
Ce mercredi sera plutôt abordée la question des liens entre DSK et les policiers ayant participé aux agapes, dont le commissaire divisionnaire Lagarde mis en examen cet automne. Une prolongation de garde-àvue de 48h reste encore possible ce mercredi soir. Mais une source proche de l’enquête évoquait plutôt une sortie de DSK. Avec ou sans mise en examen.
S’il a passé la nuit sur place, DSK n’a pas bénéficié de régime de faveur. Les trois cellules prévues à la caserne de gendarmerie sont spartiates: 3m de long sur 2,50m de large, matelas de mousse sur paillasse en béton et toilettes à la turque.