Le 11 novembre devient définitivement jour d'hommage «à tous les morts pour la France»

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Publié le 20 février 2012.

COMMÉMORATION - Seul le Front de gauche n'a pas voté le texte...

Le Parlement a adopté définitivement ce lundi, par un vote de l'Assemblée nationale, la loi instaurant le 11 novembre, jour de l'armistice de 1918, comme une journée «en hommage à tous les morts pour la France», et non seulement à ceux de la Première Guerre mondiale.

Seul le groupe des députés du Front de gauche a voté contre ce texte, annoncé par Nicolas Sarkozy le 11 novembre dernier, et qui précise, à l'initiative du Sénat, que «cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales».

«Honorer la 4e génération du feu»

Les associations d'anciens combattants craignaient en effet de voir disparaître d'autres dates commémoratives, comme le 8 mai célébrant la victoire des Alliés en 1945, ou les journées d'hommage aux morts en Algérie ou en Indochine. La nouvelle loi fait aussi obligation aux communes d'inscrire sur leurs monuments aux morts les noms de tous ceux qui se vont vu reconnaître la mention «mort pour la France», quel que soit le conflit dans lequel ils ont combattu.

Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Marc Laffineur, a souligné à la tribune de l'Assemblée qu'une évolution du 11 novembre était «nécessaire», en raison de la disparition des derniers anciens combattants de la guerre de 1914, mais aussi pour «honorer la 4e génération du feu», après les deux guerres mondiales et les conflits coloniaux.

«Nous ne devons pas simplement commémorer, nous devons communier»

«Depuis la fin de la guerre d'Algérie, plus de 600 militaires sont en effet morts pour la France», a-t-il rappelé.

Nicolas Sarkozy avait annoncé, lors des cérémonies de l'armistice à l'Arc de triomphe son choix de faire de cette journée à la fois «la date de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France». «Nous ne devons pas simplement commémorer, nous devons communier», avait-il insisté.

Après cette annonce, le gouvernement a mis les bouchées doubles pour faire adopter cette réforme avant la présidentielle: présentation du projet en Conseil des ministres le 14 décembre, votes en première lecture par l'Assemblée et le Sénat puis accord députés-sénateurs en commission mixte paritaire en janvier, votes définitifs par chacune des deux chambres en février.

© 2012 AFP
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