L'incendie de La Courneuve-Aubervilliers pris du 19e arrondissement de Paris par un internaute de 20minutes.fr, le 16 février 2012.
L'incendie de La Courneuve-Aubervilliers pris du 19e arrondissement de Paris par un internaute de 20minutes.fr, le 16 février 2012. - Jean-Henry Favier

William Molinié avec agences

Un ciel noir, des flammes pendant des heures et de la fumée visible depuis le centre de Paris. Hier après-midi un spectaculaire incendie a ravagé un entrepôt au 127, rue Anatole France à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

«Un entrepôt multistockage de 12.000 m2 a pris feu vers 16h15, explique le lieutenant-colonel Grosjean. Nous cherchons à éviter que l’incendie se propage à l’usine de recyclage de papier à côté.» Cent soixante pompiers, quarante-cinq engins ont lutté contre les flammes pendant des heures. Le préfet Christian Lambert était sur place pour voir l’état des dégâts.

«Des flammes de dix mètres»

Selon Pierre Marchand-Lacour, coordinateur des services de sécurité auprès du préfet, «il n’y a eu aucun blessé et il n’y avait hier (jeudi) soir aucun risque que les flammes atteignent les habitations voisines.» L’entrepôt contenait de la maroquinerie, des chaussures, des vêtements, peut être d’origine chinoise, a brûlé pendant plusieurs heures, au point que 150 personnes, riverains comme employés, ont dû être évacuées. «A 16h15, on a vu des flammes de 10 mètres, le patron nous a fait descendre dans la cour très calmement, explique Serge, qui travaille dans une entreprise voisine. On a attendu une heure dans le froid avant de savoir ce qu’il se passait et d’être évacué de la zone.»

Les rues sont jonchées de tuyaux, les pompiers arrosent en continu, le quartier bouclé provoque de gros embouteillages. Les passants s’attroupent devant le stade de foot Géo André, totalement éclairé, depuis lequel beaucoup observent, filment ou prennent en photo l’impressionnant brasier. Les habitants, sous le choc, ont hâte de pouvoir rentrer chez eux, mais jeudi soir, beaucoup ne pouvaient encore accéder à leur quartier. Un policier les rassure, aucune maison n’est touchée. Apparemment, le gymnase Robespierre à Aubervilliers (93) a été ouvert pour accueillir ces habitants. Ce qui ne calme pas les intéressés:« on veut plutôt savoir quand on pourra rentrer chez nous.»

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