Nicolas Sarkozy au dîner du Crif, au pavillon d’Armenonville, le 8 février 2012.
Nicolas Sarkozy au dîner du Crif, au pavillon d’Armenonville, le 8 février 2012. - JACKY NAEGELEN / POOL / AFP

Maud Pierron

Nicolas Sarkozy a choisi la tribune du Crif, dont il était l’invité du traditionnel dîner mercredi soir, pour évoquer pour la première fois l’affaire Zeitouni, qui bouleverse Israël et empoisonne les relations bilatérales. «La France n’extrade pas ses nationaux. Jamais. Sur ce principe là, il n’y aura pas d’exception», a-t-il lancé devant les représentants de la communauté juive de France. Le chef de l’Etat faisait référence aux deux Français qui ont mortellement renversé à Tel Aviv une jeune israélienne et ont fui Israël pour la France dans la foulée, en octobre dernier.

>> Pour revivre la soirée du Crif et la poignée de main Hollande-Sarkozy, c'est par ici

«Je réclame justice, pas seulement pour la famille de cette jeune fille, mais pour eux aussi», parce qu'on «ne doit pas dormir tranquillement» après de tels faits, a-t-il dit. Mais ces deux Français «doivent rendre des comptes» et ce crime ne doit pas «rester impuni», a assuré le chef de l’Etat sous les applaudissements du milliers de convives réunis au Pavillon d’Armenonville, au cœur du bois de Boulogne.

«On ne peut pas faire pression sur le président»

Si la famille de la victime ou Israël portait plainte en France, alors, les «coupables présumés seront immédiatement déférés devant la justice», a promis Nicolas Sarkozy. Pour l’instant, aucune démarche en ce sens et Claude Khavat et Eric Robit ne sont pas inquiétés.

La famille de Lee Zeitouni avait fait le déplacement en France et a tenté de s’inviter au dîner du Crif pour rencontrer le chef de l’Etat. Mais l’entrée leur a été interdite. «J’ai toute la compassion et l’amitié possible pour la famille de Lee Zeitouni que j’ai rencontré parmi les premiers», a expliqué le président du Crif, Richard Prasquier, lors d’un point presse. «Mais on ne peut pas faire pression sur la justice française et on ne peut pas faire pression sur le président de la République. Nous sommes dans un pays de droit, de séparation des pouvoirs», a-t-il conclu