Prothèses mammaires PIP: Jean-Claude Mas mis en examen pour «blessures involontaires»

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Publié le 27 janvier 2012.

JUSTICE - Le fondateur de la société d'implants est sorti libre de sa garde à vue, contre le versement d'une caution de 100.000 euros...

Jean-Claude Mas, le sulfureux fondateur de la société de prothèses mammaires PIP au cœur d’un scandale mondial, a été mis en examen ce vendredi pour «blessures involontaires», a indiqué son avocat à l’AFP.

Il a d’autre part été placé sous statut de témoin assisté pour le chef d’«homicide volontaire». 

Jean-Claude Mas avait été interpellé jeudi matin au domicile de sa compagne à Six-Fours-les-Plages dans le Var, puis placé en garde à vue. Il est sorti de la gendarmerie vers 20h45 et a été placé sous contrôle judiciaire, contre le versement d’une caution de 100.000 euros.

Il s’est montré «très coopératif»

Selon Me Yves Haddad, Jean-Claude Mas a répondu à «des centaines de questions» devant les enquêteurs: «Il a rappelé le fonctionnement de l'entreprise», a-t-il indiqué, soulignant que son client s'était montré «très coopératif». Le patron de PIP s’est ainsi expliqué «sur les responsabilités de chacun», notamment sur ses relations «avec les fournisseurs».

Par ailleurs, des perquisitions, en particulier dans la luxueuse villa de la compagne de Jean-Claude Mas, ont été effectuées jeudi, «afin de saisir d'éventuelles pièces à conviction», a précisé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.

Claude Couty, l'ancien directeur financier devenu directeur général puis président du directoire de PIP, a lui aussi été transféré au TGI de Marseille dans la soirée pour être entendu par la juge Le Goff.

Gel non homologué

Jean-Claude Mas, 72 ans, est soupçonné d'avoir produit des prothèses mammaires contenant un gel non homologué. L'homme a plusieurs fois reconnu avoir utilisé ce gel, fabriqué notamment à partir d'additif pour carburant, mais nie toute toxicité. On estime qu’entre 400.000 à 500.000 femmes sont porteuses d’implants PIP dans le monde, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. Elles seraient  environ 30.000 en France, où 20 cas de cancer ont été signalés. Plus de 2.000 plaintes ont été déposées dans l’Hexagone depuis mars 2010.

Le lien n’a cependant pas été établi entre cancer et implants PIP. Une enquête préliminaire, close depuis octobre 2011, devrait donner lieu à un procès correctionnel en octobre 2012. C'est dans ce cadre que Jean-Claude Mas avait été entendu une première fois en octobre.

Avec AFP
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