L'avenir de SeaFrance doit s'éclaircir aujourd'hui au tribunal de commerce.
L'avenir de SeaFrance doit s'éclaircir aujourd'hui au tribunal de commerce. - M.Libert / 20 Minutes

Le naufrage semble total. Ce lundi, le tribunal de commerce de Paris a prononcé la cessation d'activité et la liquidation définitive de SeaFrance, a-t-on appris auprès de l'avocat et du président de la Scop.

Un peu plus tôt, la SNCF se déclarait pourtant prête à verser 36 millions d'euros d'indemnités supplémentaires de licenciement aux salariés de la compagnie maritime transmanche SeaFrance, une de ses filiales, dans le but de favoriser un projet de reprise coopérative.

La cellule de recrutement de la SNCF ainsi confirmée

La société Eurotunnel a annoncé aussi être prête à aider le projet de coopérative des salariés en reprenant les bateaux.

Le conseil d'administration de la SNCF a approuvé ce lundi matin le versement par la SNCF d'une somme d'un montant global estimé à 36 millions d'euros «permettant de financer une indemnisation supra-légale exceptionnelle au bénéfice des salariés de SeaFrance qui seraient licenciés», dit la compagnie ferroviaire dans un communiqué.

Elle confirme aussi son intention de mettre en place, dans le cas d'une liquidation ou d'une relance de l'activité avec suppressions d'emplois, «une cellule de reclassement et de recrutement dans le groupe SNCF pour tous ceux qui le souhaitent». Elle parle enfini d'une «initiative de revitalisation volontaire en faveur des territoires concernés».

En protestation, lundi, des salariés de SeaFrance ont bloqué l'autoroute A1 au péage de Senlis vers 15h00, selon un journaliste de l'AFP. Les 300 grévistes empêchaient les voitures de passer dans le centre Paris-Lille et gênaient le passage dans l'autre sens, suscitant la colère de certains automobilistes, dont quelques-uns ont tenté de forcer le passage. Peu après, des gendarmes sont arrivés sur place.

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