Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 14 décembre 2011.

VOTRE AVIS - Trois internautes de «20Minutes» répondent à cette question...

Pour faire face à la pénurie de médecins qui sévit dans de nombreuses régions reculées de France, une élue a eu une idée inédite. Françoise Tenenbaum, adjointe au maire et déléguée à la Santé à Dijon, propose tout simplement de faire appel, en cas d’urgence, aux vétérinaires. «En leur proposant une année supplémentaire de formation, ils pourraient intervenir dans les maisons de santé. Vous allez me dire que c'est de la sous-médecine, mais en milieu rural je suis sûre que ce serait bien accepté par les populations...» a-t-elle expliqué au journal Les Echos.

20 Minutes est donc allé prendre la température auprès de trois internautes, habitants de petits villages «ruraux» des Hautes-Alpes, de la Creuse et de l’Ille-et-Vilaine.

«Ce n’est pas parce que l’on vit dans des milieux ruraux qu’il faut nous prendre pour des bestiaux»
L’avis d’Olivier, Sigoyer  (05130), 650 habitants.

«Je trouve ça complètement ridicule, c’est aberrant! C’est même un manque de respect pour les gens du milieu rural. Entre soigner une vache et un bébé il y a un monde. Sans mettre en doute leur bienveillance, il faut rester dans la limite du raisonnable. Ne serait-ce que l’idée est irréelle!
Alors il faudrait voir un veto qui appellera un médecin, qui nous renverra vers un spécialiste… C’est une perte de temps!  En cas d’urgence ce n’est pas possible, tu attends une efficacité dans l’instant. J’ai plus vite fait de faire 15 minutes de voiture pour aller à l’hôpital. J’ai l’impression que c’est un gag!
Puis on revient deux siècles en arrière. Si on donnait les moyens aux médecins de faire leur boulot dans les zones rurales, on ne serait pas en pénurie. Les médecins du coin gèrent parfois six ou sept communes en même temps, ils font des journées titanesques. Ils font 50 km par jour et se sentent très seuls selon moi. Le nombre d’habitants augmente sans cesse mais le nombre de médecins ne suit pas. Il y a un ras-le-bol, c’est clair! Mais ce n’est pas parce que l’on vit dans des milieux ruraux qu’il faut nous prendre pour des bestiaux.»

«Pour mes enfants non ! Pour moi, ça me dérangerait moins…»
L’avis de Sabine, Parsac (23140), 580 habitants.

«C’est vrai que par ici, il y a peu de médecins ou alors ils sont vieux: le nôtre a un certain âge et il le dit lui-même,  il ne trouve pas de remplaçant, parfois même quand il est en vacances il n'y a personne pour le remplacer. Et si tu veux un rendez-vous, il faut attendre plusieurs jours voire plusieurs semaines! 
Je dirais tout de même: à chacun son métier! Un vétérinaire reste un vétérinaire et il s'occupe des animaux.  Je ne voudrais pas qu'un vétérinaire s'occupe de moi ou de mes enfants, car il ne "doit rien y connaitre",  j'aurais peur qu'il fasse peut-être n’importe quoi ou qu'il ne prescrive pas le bon remède.
J'ai déjà été voir les médecins de garde deux fois, une fois pour mon fils et une fois pour moi. Ils ont été très efficaces, même si tu dois souvent te déplacer à plusieurs kilomètres pour les voir. Je pense que pour mon fils je ne l'aurais pas laissé voir un véto (on veut toujours le meilleure pour ses enfants non?), pour moi en revanche ça m'aurais moins dérangé…»

«Pourquoi vouloir baisser le niveau d’exigence de notre système de santé?»
L’avis de Nicolas, Le Sel de Bretagne (35320), 900 habitants.

«Ce serait comme faire réparer sa voiture par un orthopédiste ou amener un cheval boiteux à la manucure! C’est absurde, chacun son domaine de compétence. Ce serait une régression évidente pour notre système de santé. Tout homme, même un paysan qui vit au milieu de ses vaches,  a le droit d’être soigné par quelqu’un de compétent qui a fait des études en ce sens.
Même avec des bases en médecine générale, cela ne me semble pas suffisant pour aborder des cas humains. Quand on connaît la complexité du corps humain, on se dit qu’il faut quand même une formation conséquente et pointue pour pouvoir soigner sans risque!
Alors un vétérinaire, c’est mieux que rien? Non, cet argument ne tient pas quand on évoque la médecine. On parle de vies humaines, on a les moyens techniques et scientifiques pour être pris en charge efficacement, pourquoi vouloir baisser le niveau d’exigence? Je suis certain qu’il y a suffisamment de médecins en France, il y a seulement un énorme problème d’implantation sur le territoire.»

Et vous, seriez-vous prêts à consulter un vétérinaire en cas d’urgence médicale? Les compétences médicales des vétérinaires vous semblent-elles suffisantes pour répondre à certaines pathologies? Dans quels cas accepteriez-vous de vous référer à un vétérinaire?

Déposez votre témoignage dans les commentaires ci-dessous ou écrivez-nous à reporter-mobile@20minutes.fr.

Christine Laemmel
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