L'affaire Villiers en cassation

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Publié le 7 décembre 2011.

JUSTICE - La Cour de cassation examine ce mercredi le pouvoir du fils de l'ancien candidat à la présidentielle...

On a dit qu'il était «manipulé». On l'a traité de «mythomane». La justice lui a déjà donné tort. Mais Laurent de Villiers n'a pas perdu espoir de faire entendre «sa» vérité. D'obtenir le procès de son frère qu'il accuse de l'avoir violé entre 1994 et 1996. La Cour de cassation examine, ce mercredi, le pourvoi du fils du souverainiste Philippe de Villiers. Si ce n'est le nom de famille, ce dossier ressemblerait à n'importe quelle autre affaire d'inceste. Mais, ancien candidat à la présidentielle, Philippe de Villiers assure qu'on a voulu «l'abattre» en révélant ces faits.

Quatre ans d'instruction

Ils se seraient déroulés dans l'intimité d'une maison très catholique de Vendée. Prétextant vouloir l'initier à des «jeux de grands», Guillaume, le grand frère de Laurent, l'aurait violé alors qu'il n'avait que 10 ans. Meurtri, le jeune homme a longuement attendu avant de déposer plainte. Sous la pression familiale, il a même retiré ses accusations.

Avant, finalement, de se constituer à nouveau partie civile. Révélés en 2006, les faits ont été instruits pendant plus de quatre ans par un juge. Il a ordonné un procès. La défense a fait appel et obtenu un non-lieu. Ce mercredi, c'est à la Cour de cassation de trancher cette épineuse question. «Mon client attend juste que cette affaire se termine définitivement», confie Alexandre Varaut, avocat de l'accusé. Après avoir pensé à se suicider, Laurent, lui, aimerait juste qu'elle commence par la tenue d'un vrai procès.

Vincent Vantighem
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