Intrusion à la centrale de Nogent: Neuf militants de Greenpeace déférés

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Publié le 6 décembre 2011.

NUCLÉAIRE - D'autres militants se trouvaient toujours en garde à vue mardi matin...

Après une nuit en garde à vue, neuf militants de Greenpeace, interpellés lundi pour une intrusion dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), ont été déférés mardi au parquet de Troyes, selon lequel ils seront convoqués devant le tribunal correctionnel le 20 janvier 2012.

Placement sous contrôle judiciaire

«Ils vont faire l'objet d'une convocation devant le tribunal» pour «violation de locaux professionnels» et «dégradation, destruction de biens d'utilité publique en réunion» pour avoir découpé un grillage afin de s'introduire dans l'enceinte de la centrale, a déclaré à l'AFP le procureur de la république de Troyes Alex Perrin. Cinq d'entre eux seront également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN. Les neuf militants devaient passer devant le juge des libertés et de la détention (JLD), le parquet ayant requis leur placement sous contrôle judiciaire, a précisé M. Perrin.

Par ailleurs, deux militants qui s'étaient introduits à la centrale de Cruas (Ardèche) étaient toujours en garde à vue mardi matin pour «s'être introduits sans autorisation sur un terrain clos intéressant la Défense nationale», selon un porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Décidés à illustrer les failles de la sécurité des installations nucléaires, les militants écologistes ont réussi à s'introduire lundi sur ces deux sites. Selon l'organisation, ses membres ont «réussi à grimper sur le dôme de l'un des réacteurs» de Nogent-sur-Seine, «où ils ont déployé une banderole: "Le nucléaire sûr n'existe pas"».

Un «debriefing précis» devra être effectué

Le directeur du site de Nogent a estimé qu'il n'y avait eu «aucun dysfonctionnement» dans la réaction, «proportionnée au degré de danger». «On avait repéré que c'était des militants de Greenpeace, pacifistes», a affirmé Hervé Maillart, soulignant que ces derniers «sont toujours restés en dehors de la partie industrielle de l'installation» et «à l'extérieur des bâtiments». «C'est assez irresponsable de prendre des risques avec sa vie et avec la vie des autres», avait estimé lundi le président Nicolas Sarkozy.

Un «débriefing précis» devra être effectué «pour que le dispositif soit durci et que de telles intrusions ne puissent plus se produire», avait quant à lui déclaré le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, qui a reconnu des «défaillances» dans le dispositif de sécurité. Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, a «demandé à ses services une enquête approfondie sur l'intrusion», ajoutant que cela signifie qu'il y a eu des «dysfonctionnements».

© 2011 AFP
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