Christine Boutin s'est montrée ferme hier lors de la présentation de son projet présidentiel. La présidente du Parti chrétien-démocrate ne parvient pas à rassembler ses parrainages à cause des « pressions exercées » par l'UMP. Elle entend donc saisir le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel. Si elle s'assume en « candidate du premier tour », Christine Boutin se dit toutefois « lucidement consciente » qu'elle ne sera « pas au second tour ». L'ancienne ministre du Logement pose donc déjà les conditions de son ralliement au candidat de la droite. Pas avant le deuxième tour de la présidentielle. Sauf si les intentions de vote sont élevées pour le Front national.

Un retrait possible

sous conditions
La présidente du PCD pose trois conditions au retrait de sa candidature : une réflexion doit être engagée sur « le partage de la richesse ». Deuxième point : l'inscription du mariage dans la Constitution comme étant « l'union d'un homme et d'une femme ». Enfin, « la référence aux racines judéo-chrétiennes de l'Europe dans les futurs traités européens ».
Dans son projet, Christine Boutin défend un revenu de base de 400 € par mois pour tous, la suppression du droit du sol et la création d'un euro-franc. Cette catholique affirmée se veut la candidate d'une droite « humaniste ».L. R.

Mots-clés :

Aucun mot-clé.