Meurtre de Valentin: Ouverture du procès des assassins présumés aux assises de l'Ain

2 contributions
Publié le 5 décembre 2011.

JUSTICE - Les experts psychiatres qui ont examiné Stéphane Moitoiret s'accordent sur sa «psychose», mais divergent sur sa responsabilité pénale...

Le procès de Stéphane Moitoiret et de Noëlla Hégo, un couple de marginaux jugés pour avoir torturé et tué le petit Valentin, 10 ans, à Lagnieu en juillet 2008, s'est ouvert ce lundi matin devant les assises de l'Ain, au terme d'une longue querelle d'experts psychiatriques.

Stéphane Moitoiret, 42 ans, tête rentrée dans les épaules, regard fixe apeuré, comparaît pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie, tandis que sa compagne, de dix ans son aînée, est jugée pour complicité d'assassinat. Il décline son identité d'une voix inaudible au président de la Cour. Noëlla Hégo donne une image bien éloignée de la femme dominatrice qui exigeait que Moitoiret, mais aussi les enquêteurs, l'appellent «sa Majesté» ou «son Excellence». Elle est vêtue d'une parka à capuche marron, ses cheveux foncés pendent sur son visage. Elle a le regard vide.

«Psychose» et responsabilité pénale

Les deux accusés ont été introduits dans le box par deux membres du GIPN cagoulés qui sont restés dans la salle d'audience. Ils sont également poursuivis pour la «tentative d'enlèvement» d'un garçonnet de 5 ans, également prénommé Valentin, en août 2006 dans la Vienne, en qui ils disaient voir «l'élu qui devait changer le monde». Seule la mère de Valentin assiste à l'audience. Elle se tamponne constamment les yeux. Le père est absent.

Le 29 juillet 2008, le corps de Valentin Crémault était retrouvé, lardé de 44 coups de couteau, dans une rue de Lagnieu où il était parti faire du vélo en fin de soirée. Très vite, les soupçons s'étaient portés sur ce couple de marginaux hébergés, la nuit du meurtre, dans une cure de Saint-Sorlin, près de Lagnieu, où les enquêteurs retrouvaient une trace de sang portant l'ADN de la victime. Le couple, qui se présentait comme des «pèlerins australiens chargés d'une mission divine», était interpellé le 3 août 2008 au Cheylard (Ardèche).Moitoiret, qui avait avoué le meurtre à sa compagne, niait toutefois devant les enquêteurs en être l'auteur, imputant un «sosie charnel».

Si tous les experts psychiatres qui l'ont examiné s'accordent sur sa «psychose» ils divergent sur sa responsabilité pénale. Quatre d'entre eux ont en effet conclu à l'«abolition totale» de son discernement, entraînant une «irresponsabilité pénale» empêchant toute condamnation, tandis que six autres parlent seulement d'«altération» de son discernement. Les experts interviendront vendredi et lundi prochain pour tenter de faire la lumière sur la responsabilité pénale de Stéphane Moitoiret.

Importé par 20minutes.fr
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
1149.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr