La suite 2806 de l'hôtel Sofitel de New York, dans lequel une femme de chambre accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement, en mai 2011.
La suite 2806 de l'hôtel Sofitel de New York, dans lequel une femme de chambre accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement, en mai 2011. - AFP PHOTO/Jewel Samad

Julien Ménielle

Edward Epstein bluffe-t-il? Le journaliste américain a menacé de diffuser les images de vidéosurveillance du Sofitel de New York qui accréditent, selon lui, la théorie de complot contre Dominique Strauss-Kahn. L’homme a même annoncé qu’il espérait obtenir ce mardi l’autorisation de sa source de le faire. Problème: Epstein n’a pas la fameuse vidéo en sa possession.

«Si Accor refuse de la rendre publique dans sa totalité, je m’en chargerai moi-même», menaçait lundi le journaliste. «J’attends le feu vert de mes sources, mais j’ai bon espoir de l’obtenir mardi 29 novembre.» Avant de pondérer en fin de journée: «Si je les obtiens, dès que je les aurai, je les diffuserai, si j'ai l'autorisation de le faire», a-t-il précisé à l’AFP, avant de reconnaître qu’il n’a pas ces images en sa possession.

Résultats sportifs

Le journaliste, cependant, a bel et bien visionné la vidéo. Mais s’il finissait par en obtenir une copie par sa source, aurait-elle réellement le retentissement attendu? Edward Epstein prétend que les images montrent deux employés du Sofitel entamer une «danse de la joie» en apprenant que Nafissatou Diallo a informé la police de ses accusations à l’encontre de DSK.

«Je n'ai aucune idée» de ce qu'ils célébraient, a reconnu lundi Edward Epstein, précisant qu’«il n'y a pas de son» sur la vidéo. Le journaliste note cependant que ladite danse dure bien trois minutes et a eu lieu seulement deux minutes après que la police a été informée de l’affaire. Plusieurs médias ont relayé l’hypothèse selon laquelle les employés fêtaient en réalité des résultats sportifs.