Les parents d'Agnès, Paola et Frédéric, sont arrivés de Paris en urgence jeudi matin.
Les parents d'Agnès, Paola et Frédéric, sont arrivés de Paris en urgence jeudi matin. - Cyril Villemain / 20 Minutes

Vincent Vantighem

Trois jours après la découverte du corps d’Agnès, 13 ans, au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), la polémique continue d’enfler. Selon nos informations, le meurtrier présumé -qui a reconnu les faits- avait eu des «comportements inadéquats» avec des jeunes filles de l’établissement en juin dernier. Comme le père d’Agnès nous l’avait confié dimanche, il a été convoqué à un conseil de discipline au mois de juin pour des comportements déplacés.

>> «Le collège était au courant.» Lire l'interview du père d'Agnès par ici

«Ce n’était pas une tentative de viol, explique Anne-Sylvie Debard, responsable des parents d’élèves. Mais c’était des comportements assez forts, assez violents avec les filles dans le cadre de l’internat.» Selon elle, les maîtres d’internat «étaient assez inquiets de la situation». Les parents d’élèves aussi ont été informés. Car le meurtrier présumé d’Agnès n’était pas le seul à être concerné par ces problèmes de comportement.

Selon Anne-Sylvie Debard, plusieurs jeunes hommes ont été convoqués lors de ce conseil de discipline pour des comportements similaires. «Certains ont été exclus. D’autres simplement sanctionnés... Martin* (le meurtrier présumé) a sans doute reçu un blâme dans cette affaire.» Contacté par 20 Minutes dimanche soir, Frédéric Marin, le père d’Agnès avait confié que l’assassin présumé de sa fille avait failli «se faire virer du collège» lors de cet épisode du mois de juin. «Finalement, à la rentrée de septembre, la direction a décidé de le réintégrer...»

*Le prénom a été changé

Pour la mère d'Agnès, le drame aurait «pu être évité avec un tout petit peu moins de négligence». Voir la vidéo de l'AFP ci-dessous.