Haute-Loire: Le corps calciné est celui d'Agnès

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Publié le 19 novembre 2011.

FAITS-DIVERS - Il a été identifié ce samedi...

Le corps calciné retrouvé en Haute-Loire a été identifié samedi comme étant celui d'Agnès, la collégienne disparue après une promenade avec un lycéen scolarisé comme elle au Chambon-sur-Lignon, petite ville sous le choc où une marche blanche est prévue dimanche.

Les explications du lycéen, déjà condamné pour agression sexuelle et qui a avoué l'avoir «bousculée», restaient inconnues samedi matin, alors que sa garde à vue expire à la mi-journée. Les enquêteurs ont seulement évoqué le fait qu'il était «assez agité». La police scientifique continuait ses relevés sur le corps, dans cette zone boisée escarpée proche du Chambon-sur-Lignon, à l'abri d'une bâche bleue le protégeant des regards des journalistes, tenus à distance.

«C'est son corps. Tout concorde»

«C'est son corps. Tout concorde. Nous l'avons annoncé aux parents», a annoncé un enquêteur à l'AFP, au lendemain de la découverte du corps, tard vendredi soir, sur les indications du lycéen de 17 ans placé en garde à vue. Une clef et un bouton ayant résisté à la calcination ont été découverts à proximité, mais ils n'ont pas pu être identifiés par les parents de la victime, arrivés de Paris.

Le passé judiciaire du lycéen en garde à vue, élève de première dans le même établissement que la jeune fille, a également été confirmé: il a été condamné l'an dernier à quatre mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Lors de sa garde à vue, celui qui portait des traces de griffures au visage a reconnu qu'il s'était promené avec elle le jour de sa disparition et a avoué l'avoir «bousculée».

Conférence du procureur à 17h

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, désormais en charge du dossier, s'est rendu sur place dans la matinée, mais sans s'adresser aux journalistes. Une conférence de presse est prévu à 17h à Clermont-Ferrand, où le lycéen devrait être transféré.

D'importants moyens, de l'hélicoptère aux plongeurs, avaient été déployés vendredi au Chambon-sur-Lignon pour retrouver la collégienne, disparue depuis mercredi. Une cinquantaine de bénévoles ont participé vendredi aux recherches, qui ont mobilisé plus de 150 gendarmes, appuyés par un hélicoptère et des caméras thermiques.

«C'est une telle horreur qu'on ne peut pas en parler»

Samedi matin, la petite ville de 2.800 habitants était sous le choc. «C'est terrible. C'est une telle horreur qu'on ne peut pas en parler. Je n'ai pas dormi de la nuit, on pense aux parents», a réagi Clémence, 87 ans, sur le marché, seule place un peu animée du Chambon-sur-Lignon, sous la pluie.

«Marche blanche dimanche 10h. Départ devant la mairie en hommage à Agnès», pouvait-on lire dans les vitrines des commerçants. Aucun dépôt de fleurs ou photos n'était visible aux abords du Collège-lycée cévenol, établissement privé sélect où étaient scolarisés les deux jeunes.

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