Disparition d'Agnès: Les recherches reprendront samedi

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Publié le 18 novembre 2011.

ENQUÊTE - Une jeune fille de 14 ans, interne au collège de Chambon-sur-Lignon, n'est pas rentrée après la sortie libre du mercredi après-midi...

Une dispartition «très inquiétante», selon le parquet du Puy-en-Velay. La jeune Agnès Marin, âgée de 14 ans, qui est interne au collège Cévenol, au Chambon-sur-Lignon, n’est pas rentrée, mercredi soir, après avoir eu quartier libre l'après-midi, indique Le Progrès. «Nous étions d'abord partis sur une fugue mais nous jugeons maintenant cette disparition très inquiétante car elle n'est pas rentrée depuis mercredi soir», a indiqué à l'AFP le procureur René Pagis, ajoutant que l'adolescente, parisienne, n'avait «pas de repères dans la région».

Un jeune homme a été placé en garde à vue jeudi matin. Il s'agit d'un mineur, a indiqué ce vendredi René Pagis. Selon les informations de RTL, le lycéen est en classe de 1e et Agnès avait prévu de passer l'après-midi de mercredi avec lui. Plusieurs élèves racontent l'avoir vu sortir de la forêt à côté de l'établissement «très perturbé, le visage griffé à plusieurs endroits, sous l'œil, sur la joue, près du nez et de la bouche, des traces qu'il tentait de cacher sous son pull», selon RTL. Le jeune homme aurait prétendu s'être griffé tout seul ou être tombé dans les ronces. Cet élément n'a pour l'heure pas été relié à la disparition d'Agnès, selon le procureur.

Un mineur avec des griffures sur le visage

En garde à vue, le jeune homme aurait reconnu avoir emmené Agnès en promenade mercredi, selon notre journaliste sur place. Les recherches se seraient ensuite concentrées dans un rayon d'un kilomètre autour de l'établissement. Cette information n'a cependant pas été confirmée par le capitaine Marc Marchal, qui affirme que le périmètre des recherches est toujours de 3 km autour de l'internat et indique ne pas être au courant des déclarations du lycéen en garde à vue.

L’alerte a été donnée mercredi soir vers 20h30. Des élèves et les surveillants recherchaient Agnès depuis 17h30, selon le procureur de Haute-Loire, et les gendarmes ont aussitôt entamé les recherches dans les alentours, sous les ordres du commandant Depierre. Les recherches se sont poursuivies jeudi, avec d'importants moyens, souligne le quotidien régional: «une équipe cynophile, et au moins un hélicoptère venu de Lyon» a survolé la zone jeudi après-midi. Le père d'Agnès a demandé ce vendredi à tout «témoin» de se manifester. Il ne croit pas à une fugue de sa fille, pas plus que sa femme: «elle est plutôt du genre à m'envoyer 40 textos quand elle est en retard, et là nous sommes sans nouvelles depuis mardi». «Nous n'excluons aucune piste», a précisé de son côté le procureur, niant avoir écarté cette hypothèse.

«Très difficile de démêler son emploi du temps»

De nombreux élèves et encadrants ont été auditionnés, et «des perquisitions ont eu lieu chez des lycéens pour vérifier la véracité de leurs dépositions», précise Le Progrès. «L’audition de ses camarades a été compliquée et il a été très difficile de démêler son emploi du temps», a ajouté le procureur. La gendarmerie a diffusé jeudi un avis de recherches pour tenter de retrouver la jeune fille. Agnès Marin mesure 1,65 m, et a des cheveux longs et châtains. Cependant, les enquêteurs n'ont pas précisé comment elle était vêtue mercredi au moment de sa disparition. «La garde à vue n'est pas une mesure de suspicion», a rappelé René Pagis au sujet du jeune homme entendu par les enquêteurs, précisant qu'en l'occurence il s'agissait d'une mesure prononcée en raison de la longueur de l'audition.

«Même si on pense à une fugue, l’affaire est inquiétante», a confié au Progrès un gendarme. «On cherche dans le relationnel.» Jeudi après-midi, l’enquête a été confiée à la brigade de recherches d’Yssingeaux. Des recherches ont commencé tôt ce vendredi matin autour du Chambon-sur-Lignon. Environ 150 gendarmes, dont des équipes cynophiles, appuyés par un hélicoptère et des caméras thermiques, ratissent les environs. Des plongeurs interviennent également dans les points d’eau environnants. Le procureur et le commandant de groupement de la gendarmerie d’Auvergne, Eric-Pierre Molowa, doivent tenir une conférence de presse à 15 heures à la mairie du Chambon-sur-Lignon.

Les parents inquiets de cette disparition soudaine

«Cela fait maintenant 36 heures qu’elle a disparu, ça devient inquiétant», a indiqué le capitaine Marc Marchal, officier de communication du groupement de gendarmerie de la région Auvergne. Des recherches ont commencé tôt vendredi matin «autour du Chambon-sur-Lignon», a-t-il précisé. Contactés par Le Progrès, les parents d'Agnès -qui sont venus de la région Parisienne, où réside la famille- se sont dits relativement inquiets de cette disparition soudaine. «Quelquefois, un peu rebelle, elle part quelque temps chez des copines, mais à chaque fois, elle nous prévient. Et là, nous n’avons pas été prévenus! Et son téléphone portable est éteint!».

Quelque 160 gendarmes dont des spéléologues, ainsi qu'une équipe de plongeurs et une cinquantaine de bénévoles particpent aux recherches, épaulés par deux chiens et un hélicoptère. Le dispositif a été levé vendredi en fin de journée, les recherches reprendront samedi matin.

Bérénice Dubuc et Julien Ménielle, avec Caroline Girardon à Chambon-sur-Lignon

Avis de recherche

Toute personne ayant des informations ou ayant aperçu la jeune Agnès Marin doit contacter la brigade de gendarmerie de Tence au 04 71 59 81 16 ou les parents au 06 85 83 39 05 ou au 06 16 13 01 24.

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