W. M.

On en parle depuis le début de l'affaire, sans que la piste n'aboutisse pour l'heure sur des éléments réellement probants. Selon nos informations, la thèse du règlement de compte liée à une fraude à la taxe carbone est envisagée par les enquêteurs de la brigade criminelle.

Depuis quelques mois, des escrocs ont trouvé le bon filon pour empocher des millions d'euros grâce à la taxe carbone. Le protocole de Kyoto, qui vise à réduire les émissions de gaz à effets de serre, a permis à des entreprises trop polluantes de racheter des quotas de CO2 à des entreprises moins polluantes. Une sorte de bourse du carbone dans laquelle les escrocs se sont rendus compte qu'ils pouvaient gagner de l'argent en revendant du CO2 sans reverser la TVA à l'Etat.

Ce trafic a fait, semble-t-il, une première victime. Un des pionniers de cette fraude, Samy Souied, a été abattu il y a un an Porte Maillot (17e), par deux hommes en scooter, alors qu'on a d'abord cru à un règlement de compte sur fond de trafic de drogue. En septembre, le premier procès du genre s'est ouvert à Paris, et sept ans de prison et un million d'euros d'amende ont été requis contre le «cerveau» d'une vaste escroquerie à la taxe carbone.

Mais d'autres enquêtes sont en cours. Et pour élucider le meurtre de Claude Dray, les enquêteurs de la Crim continueront de creuser cette piste, «comme les autres».

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